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Confiance !

Petit Ginkgo poursuivant le chat-vache et criant à tue-tête :
- N’aies pas peur, je veux te faire un câlin !

Non ! Tout seul …

Encouragé depuis le plus jeune âge à faire seule … l’enfant a tellement bien pris le pli qu’il peut reposer la bouteille que vous lui tendez pour refaire le geste par lui-même.
Parfois même, il peut se mettre dans une colère noire quand vous lui refusez son autonomie car vous voulez éviter la catastrophe nucléaire alors que vous avez des convives à la maison.

Comme quoi, il faut assumer jusqu’au bout ses orientations pédagogiques !

Allo Rufo.

Depuis le 1er Octobre (2009), notre très cathodique pédopsychiatre, Marcel Rufo, répond aux questions des téléspectateurs, du Lundi au Vendredi à 10h05 sur France 5.
La très ravissante et posée, Eglantine Eméyé, insuffle le rythme tout en laissant Rufo s’exprimer à sa guise.

6 min, c’est tout de même particulièrement court.
Je pleure toujours les 60 min après 23h !!!

Et puis des rendez-vous réguliers avec letudiant.fr : À un promeneur de lycée.

Question de fond

Ce projet de “Voyage en Famille Autour de la Planète” est toujours bien vivant dans mon esprit. A force d’y faire référence, cela devient comme “allant de soi”, comme une évidence qui se concrétisera un jour … même aux yeux d’Ange.
Cool ! Mais quand ?

La baby-décennie, pour moi, se situe entre 30 et 40 ans.
Puisque le but est de faire découvrir la vie grandeur réelle à “nos” enfants, c’est donc la part la plus déterminante dans le calendrier de l’aventure … Il faut donc qu’ils soient suffisamment grands pour en tirer des enseignements et collecter des souvenirs qui installeront les fondements de leurs choix futurs.

L’âge idéal des petits explorateurs, au moment du départ, semblent tourner autour de 6-7-8 ans pour envisager un périple cohérent de minimum 3 ans. Entre 6 et 12 ans, les enfants supportent encore de vivre proche de leurs parents et sont ouverts à leur transmission. Après, leurs centres d’intérêts se déplacent vers l’amitié, les premiers émois, l’indépendance et la scolarisation devient plus complexe.

La conclusion qui en découle est simple : A quand un deuxième enfant ?

De plus, Petit Ginkgo aura 3 ans en février prochain et l’écart d’âge entre les enfants est un débat mainte fois exploré, dont j’ai choisi la réponse “mini 3 ans” mais dont le max raisonnable ne devrait pas excéder 5 ans.

Le hic est que maintenant que je ne suis plus sous forte concentration d’hormones maternelles naturelles, mon état d’esprit est revenu tout à fait au niveau précédent la conception du premier enfant. C’est-à-dire :
“Faut vraiment en passer par là ? Une méga responsabilité à vie ! Y’a pas moyen de le commander sur catalogue ou de sous-traiter ? Mais c’est une restriction de mon espace de liberté ! Sais pas faire moi avec 2 enfants ? Au bas mot, on en prend pour 30 ans ! Oui, mais non, c’est trop ingrat, les enfants, regarde moi ! Merde, va encore falloir perdre tous les kilos !”

Enfin, l’enthousiasme débridé !

Sauf qu’au train où ça va, il faudra attendre mes 40 ans pour que cette aventure remplisse toutes les conditions !

 

Miss Rabbit !

Voilà ce que l’on retrouve au fin fond des archives “Drafts” … datant du 6 Avril 2008 …

Mais ce n’est plus très frais puisque Petit Ginkgo s’en passe depuis Août 2009 !

Une autre aventure …

Petit Ginkgo doit quand même être un enfant plutôt équilibré pour, à cet âge, passer 5 semaines d’absence sans petits cafards, sans angoisse, sans ennui, à transiter d’une maison à une autre sans état d’âme, si ce n’est la joie d’avoir 2 papys et 2 mamies en même temps. Et puis, un retour à la maison, excité, sans bouderie et tout en tendresse.
L’enfant est toujours aussi souriant et confiant. Il me rend très fière de lui.

J’ai hâte que Petit Ginkgo voyage avec nous.
Qu’il ouvre son esprit à d’autres vies sans le confort occidental d’une voiture, du chauffage central, de l’eau courante et des jouets à profusion. Qu’il s’endurcisse au contact des enfants cavaliers, qu’il aborde la géographie concrètement, qu’il découvre les religions dans les lieux de culte ou par les familles, qu’il apprenne les langues sur le terrain, qu’il approche le milieu marin en vivant sur l’eau …
… qu’il appréhende le monde dans sa réalité.

A quand un tour du monde ?

Cartes sur herbe.

10 Août 2009
A travers la vallée d’Ult,
Arkhangaï, Mongolie.

La veille nous avons établi le bivouac auprès de la rivière Tamir (Gol), pas trop loin de Tsetserleg. Repos mérité après une marche de 6h alors que la tourista ne m’a pas épargnée … une deuxième fois (C’est ça de gouter local …).
Le plaisir d’un bain improvisé au grand air, dans la rivière fraiche, réjouit tout le monde.

Au matin, les difficultés de la veille n’y paraissent presque plus, la nuit a été réparatrice et les visages sont reposés.
Partis pour une matinée de marche, nous croisons de grands hivernages de bois, inhabituellement dans la plaine, des troupeaux de moutons et de chèvres. Alors que nous allongeons le pas, notre ami des steppes me conte comment les Mongoles ont réussi à se libérer de la tutelle russe, au début des années 1990.

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Nous gravissons un premier mont coiffé d’un Ovoo, cairn rituel auquel les gens d’ici font des offrandes (cailloux, bâtons, foulards de couleurs symboliques, ou objets préférés) en tournant 3 fois autour, dans le sens horaire. Les européens initient un mouvement circulaire …
Nous évitons le col et grimpons une nouvelle fois pour profiter de la vue sur la vallée d’Ult.

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Après 3h à gambader, la forme est bien meilleure que la veille et je redescends presque au pas de course quand j’aperçois les 4X4 russes de l’équipe.
Trois petites filles et un jeune garçon s’approchent timidement par la gauche. Un petit ballon gonflé pour faire s’envoler leurs réticences et nous nous asseyons par terre. La plus jolie d’entre elles, au visage de poupée, porte un jeu de cartes. Notre moustachu de Pau tente un tour de magie, puis les enfants nous proposent de jouer. Ils distribuent, ils posent 3 cartes, en reprennent d’autres.
Un deuxième petit gars arrive des yourtes campées un peu plus loin et se joint au jeu. Nous avons un peu de mal à suivre mais les sourires et les exultations sont nombreux. Je regarde complice la plus grande qui m’échange mes cartes et me fait gagner d’un sourire entendu.

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Mes compagnons de voyage distribuent quelques présents.
Au loin, une femme appelle les enfants. Ils remballent rapidement, nous disent au revoir et accourent jusqu’aux yourtes.

Le repas, à l’ombre d’une bâche tendue entre deux camions est divin pour les moyens du bord. Au menu, salade de carotte-maïs-petits-pois et les délicieux beignets de mouton de la cuisinière, qui aime nous voir finir nos assiettes !

Le déjeuné terminé, les enfants reviennent proposer une bouteille remplie de lait que je goute sans hésitation, malgré la tourista de la veille. C’est la vie …
Du lait fraichement trait et délicieux. Peu de mes compagnons de marche accepterons le présent, mais quelques gars s’y risquerons.

… C’est reparti pour 2 autres heures de marche
à travers cette vallée peu peuplée.

6 heures de décalage en tête.

J’aimerai raconter ce merveilleux voyage, mais cela m’est difficile. Je ne suis probablement pas encore rentrée …

Se balancent en moi, ce petit cavalier à la casquette verte qui cherchait ses chevaux en gravissant la plus haute montagne, ces 3 petites filles gracieuses à travers la campagne venues à notre rencontre, cet enfant tout nu à peine plus jeune que Petit Ginkgo et son ballon rouge, cette petite fille de 10 ans si ravie de ses humbles cadeaux qu’elle les montra à sa chèvre, ce môme rapportant de chez lui, du lait fraichement trait pour nous remercier. Des enfants curieux et pétillants rient dans ma tête, jusqu’ici …

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Mon esprit est resté dans l’immensité.
Un bruit me sort de ma torpeur, comme les cymbales des petits moines bouddhistes …

Non, juste quelques coups de marteau sur du métal …
Ils sont bien loin, eux.

Souriez … le bateau coule.

La valeur du point, les pâtes pigmentaires noires, la litière du chat, les photos de Petit Gingko pour les Mamies, un sac de moins de 10kg, et des amis pour le WE.

En appeler d’autres et aussi la babysitter, demander une ordonnance au Doc, prévoir les menus du WE, faire ses 13 derniers mois de compte, décider des spécifications, passer l’aspirateur, ranger les voitures de Petit Gingko pour la 47.32ème fois depuis le début de la semaine.
Oublier Alli, renvoyer la confirmation pour leur mariage, écrire 3 lignes comme une drogue, détester mes amis, proposer des plateaux sans succès, se dire que l’on sera bloqué à Moscou, acheter des guêtres et des petites culottes, se foutre des vampires et repousser l’abonnement au club “Torture & Grapevine” .

Où sont les draps ? Aller voir 1m92 s’adonner au Kite ? Prévoir le plan B pour si la nounou gardait son bébé. Les muets détestables, les lessives, mes tennis Puma et ces 2 cartes d’anniversaire que je n’ai pas postées. Les toilettes à briquer.

“Chocolat, chocolat, chocolat” me dit-il avec la constance du métronome et le téléphone qui me vampirise 1h30 de ma soirée, offrant champ libre au chocolat.

Des collègues forcément parfaits, internet access denied, un coup de fil quotidien qui ne comprend pas grand chose et un enfant qui se relève 4 fois tous les soirs. Encore un colis à aller chercher à la poste … des photos plein Facebook qui montrent combien les autres n’ont pas besoin de soi, l’ancienneté et ses avantages boudés.
La fée du logis fanatique va encore me provoquer des courts circuits au cerveau, en parfaite adéquation avec ceux de ma balance. Les vaccins dans une semaine.
Un DVD à poster, un silence de mort malgré les 50 visites quotidiennes, le bain, quelques fabrications maison, une tarte à l’oignon. La nounou a-t-elle besoin de bouteilles de lait ?

Tout ça, si peu et si envahissant à la fois. L’agacement monte, je me fissure. Que personne ne voit rien me désespère  …

… c’est une récidive, une rechute.

Ah, merde, j’ai encore oublié de relevé le compteur et de payer le loyer !

SNAFU …

Janusz Korczak

Vous dites : c’est fatigant de fréquenter les enfants.
Vous avez raison.
Vous ajoutez : parce qu’il faut se mettre à leur niveau, se baisser, s’incliner, se courber, se faire petit.
Là, vous avez tort.
Ce n’est pas cela qui fatigue le plus.
C’est plutôt le fait d’être obligé de s’élever jusqu’à la hauteur de leurs sentiments.
De s’étirer, de s’allonger, de se hisser sur la point des pieds.
Pour ne pas les blesser.

Pédagogie Loczy … un sentiment de Déjà-Vu !

Voilà une visite d’internaute vraiment très instructive …

Je découvre cette pédagogie développée par la pédiatre hongroise Emmi Pikler dans les années 1940 et qui me laisse sans voix. Elle semble plutôt s’adresser aux nourrissons et très jeunes enfants, et est tournée vers le respect de leur propre développement.

Voici quelques grandes lignes de la pédagogie, dite Loczy, qui à l’époque étaient novatrices :
– tendresse vers les enfants,
– dialogues avec les enfants,
– mettre l’enfant dans une situation où il sera actif, même tout petit,
– laisser l’enfant dans des situations qu’il peut modifier lui même,
– faire comprendre aux encadrants que laisser faire une action seul, ce n’est pas abandonner l’enfant,
– importance de partager avec l’enfant la joie de faire seul.

Wikipédia développe : “Le respect de l’activité autonome

D’après Emmi Pikler, il est nécessaire que l’activité naisse de l’enfant lui-même. L’adulte doit respecter le rythme de ses acquisitions motrices, et ne pas placer artificiellement l’enfant dans une position qu’il n’a pas encore acquis (ex : ne pas mettre assis un enfant qui ne sait pas encore le faire). Son rôle est de l’aider à trouver le moyen d’y parvenir seul, l’aider à prendre conscience de ses accomplissements. Pour y parvenir, il est important que l’enfant puisse être libre de ses mouvements (ex : pas de barreaux aux lits afin que l’enfant puisse y entrer ou sortir seul).”

Ce n’est rien de moins que la mise en application, dès le plus jeune âge, des principes de Maria Montessori …

Cette pédagogie a dit-on influencé de nombreuses structures d’accueil collectif du petit enfant. J’en suis fort aise pour ces bambins, mais …

… rendons à Maria Montessori (1870-1952),
ce qui a fortement du inspirer Emmi Pikler (1902-1984).

Pour plus de précisions : Emmi Pikler et sa pédagogie Loczy

Palpable.

Rien de plus délectable que le rire sonore de l’enfant sur ses genoux …

Théorie de la Reproduction Moderne.

Alors qu’il commence à découvrir qu’il n’est pas seul au monde, le jeune couple, déjà établi, décide d’adopter un animal.

Monsieur et Madame entrent alors dans un état d’excitation extravagant, dépensant des 100 et des 1000 pour l’arrivée du nouveau petit être. Un chien, un chat, souvent un animal qui rend l’affection qu’on lui porte.  La théorie ne fonctionne pas bien avec les reptiles !
Des discussions précédent et s’en suivent concernant le nom, comment l’éduquer, comment faire pour l’habituer à son nouvel environnement. Ils s’attendrissent, deviennent gaga(s) et font partager leur joie à tous leurs amis dubitatifs.

Une fois, qu’ils ont jaugé leur partenaire sur les principes d’éducation, que l’animal fait vraiment parti de la maison, que le jeune couple a dépassé la notion de responsabilité, l’effervescence retombe, même si Monsieur et Madame se sentent comblés affectivement. L’étape suivante peut débuter …

… Penser à mettre en route, le 1er enfant !

Ange et moi avons eu besoin d’une étape préliminaire “la culture des plantes” et d’une étape intermédiaire, entre le chat-vache et l’enfant “l’adoption des poissons” ! C’est grave Docteur ?

Depuis, les plantes ont été sacrifiées à l’enfant.
Le chat-vache tolère le nouvel intrus.
Les poissons essaient de survivre.

Emerveillement quotidien !

Petit Ginkgo m’étonne de jour en jour.

Non seulement il commence à converser et à répondre à nos questions mais sa compréhension est vraiment fine. Il semble maitriser quelques notions abstraites comme la fatigue, le contentement, la tristesse, etc.
Il retient très rapidement le mot et associe les idées. “Un bateau de pêche qui pêche du poisson“.
Alors qu’on a le sentiment qu’il n’écoute pas, il nous prouve 10 min plus tard qu’il a intégré la consigne. “Crache ce que tu as dans la bouche après avoir toussé.”
Il repère un objet dans l’espace, dessus, dedans, à coté, derrière, etc.

Il imagine des tas d’expériences … qui ne me ravissent pas toujours ! Mais en soi, je vois bien qu’il ne comprend pas pourquoi j’hausse le ton quand il verse de l’eau de source entre un verre et un autre ou quand il insère dans la bouteille de Volvic une tranche de pain de mie soigneusement découpée pour passer le goulot.

Un petit air malin et séducteur quand il souhaite obtenir quelque chose de nous. Un coté repenti après s’être fait disputé quand il vient quémander un câlin.

Et cette soif de faire les choses par lui-même. C’est à peine si l’on ne se fait pas rabrouer de lui filer un petit coup de main, pour diriger la poussette, pour se déshabiller, pour manger, pour remettre son sous-vêtement après le pot.

Cet enfant aura 2 ans et demi en septembre et il semble déjà bien plus à l’aise et autonome pour intégrer l’école que de nombreux autres enfants de 3 ans.

Il déborde d’une énergie incroyable qui a besoin de sortir. Au point que je suis ravie que Nanou lui ait offert un tambour. Le voyant taper tout ce qu’il touche, je préfère largement qu’il se défoule sur ce jouet fait pour. Transparait une certaine violence quand il est contrarié ou disputé, même s’il semble se contenir.
Je trouve son comportement souvent coïncidant avec ma propre difficulté intérieure à supporter mon environnement. Pourquoi les enfants sont ils des éponges ?

Prescription : Activités physiques, déconnades, plateaux Montessori, et fous rires !

Contradiction maternelle

C’est toujours un pincement de confier mon trésor à quelqu’un d’autre, aussi digne de confiance soit-il.

Avec dynamisme et passion, je présente le départ comme une chance de s’amuser ailleurs. L’enfant enjoué, fait au revoir de la main, alors que s’éloigne la voiture de ses grands-parents.
Transition tellement plus douce qu’un petit pleurant dans les jupes de sa mère et hurlant qu’il ne veut pas la quitter.

Malgré tout, mon cœur se serre derrière le sourire …

… même si c’est pour nous libérer un grand WE de Voile, avec les copains !!!!!

Michel de Montaigne – n°1

L’enfant n’est pas un vase qu’on remplit mais un feu qu’on allume.

Montaigne (1533 – 1592)

… et à la fin, il se consume ?

Aptitude à 25 mois …

Le schéma de développement des jeunes enfants a de commun à chacun (ou presque), qu’à 30 ans, ils ont tous acquis les fondamentaux. Certes, plus ou moins rapidement … mais qui, lors d’un entretien d’embauche, vous demandera à quel âge vous avez marché ou pissé dans le pot ? Extrait d’une check-list “publicitaire” bien normée :

1. Il saute, bondit, monte et descend les escaliers un pied après l’autre. Ah ça oui, il sait très bien sauter sur le lit ou dans les flaques d’eau. Fou rire garanti !

2. Il sait ce qui est dangereux. Cela ne l’empêche pas de monter sur la caisse à outils, le marteau dans la main pour enfoncer une pointe. Dangereux … non, risqué … oui mais faisable.

3. Les jeux en groupe deviennent plus importants. Au contact d’autres enfants, votre enfant peut montrer un enthousiasme débordant. En effet, le niveau sonore monte soudainement de quelques décibels, et indiscutablement dans les aigus !

4. Il a maintenant une bonne coordination œil-main et parvient à construire des objets élaborés, à mettre nounours au lit ou à enfiler des vêtements simples. Il a même une préférence pour le dévissage de bouchon afin de se servir un p’tit verre en toute autonomie ! Tchin …

5. Lorsqu’il dessine, il n’a généralement pas de motif en tête. Mais si vous lui demandez ce qu’il dessine, il regarde son dessin et imagine ce que cela pourrait bien représenter. Mais qui pourrait reconnaitre notre chat-vache sur ce trait curviligne ?

6. Il imite les personnes qui l’entourent et aime répéter leurs gestes. Il copie parfaitement les singeries de Maman, mais se brosser les dents est une toute autre histoire.

7. Il sait ce que signifient “dedans”, “dessous” et “dessus”. Surtout quand le GÂTEAU est dans le paquet, sous le sac, derrière la porte … il est prêt pour les courses d’orientation.

8. Il explore, observe et examine. Il parvient à planifier à l’avance des actions assez complexes. Comme aller chercher une chaise pour récupérer son assiette qu’il met sur la table, avant de vous convier “On mange ?”

9. Il assemble des mots et construit des phrases simples. “Ferme la porte et viens t’assoir !Y’a pas plus simple mais explicite …

10. Il explique les choses et résout les problèmes, comprend et respecte les règles. Il a encore un peu de mal avec les questions de trains qui se croisent mais la baignoire qui fuit, un jeu d’enfant ! Il maitrise d’ailleurs à merveille le sourire charmeur quand il outrepasse les règles … signe qu’il les connait !

11. Il commence à utiliser les pronoms “je”, “moi” et “tu”. “C’est à MOI, TU pars”. Quel charmant enfant !

12. Il refuse parfois de prêter ses jouets et peut se montrer possessif et peu coopératif. Voire très protecteur de son bien, allant chercher un autre jouet à proposer à l’envahisseur pour qu’il se désintéresse de l’objet convoité.

13. Il doit être capable de ranger ses jouets. et les chaussures de Maman, débarrasser la table, mettre une lessive, faire une bœuf bourguignon et lire les histoires drôles qu’envoie Papy !

Similitude.

L’enfant caresse le chat noir et blanc :
- Collier Chat-Vache, remarque-t-il.
– Collier Petit Ginkgo
, dit l’enfant montrant la médaille qu’il porte au cou, à son compagnon à quatre pattes.

Petits Bonheurs … n°11

Le calin oscillant d’un enfant content de vous retrouver.

Petits Bonheurs

Acte manqué …

Pincement en voyant la petite main de mon p’tit gars se balancer en faisant “Au revoir”, à travers la vitre … Comme une peur irraisonnée de ne plus le revoir.

Oh, mon Dieu, je suis une vraie mère !

Même si … A moi, la belle vie pour 1 semaine !
Enfin, si je ne devais pas exercer mon anglais Outre-Manche …

23 mois et 11 jours …

Papa de Petit Ginkgo pense qu’il a maturé tout ce qu’il a appris pendant nos vacances de bohème. La bouche du petit d’homme regorge de paroles. Pas encore de phrase mais il se fait comprendre avec les mots appropriés.

Son favori est sans aucun doute : Chocolat ! Mais il y a aussi : crayon, stylo, mouton, bain, culotte, fourchette, couche, bouchon, couvercle, pot, médicament, bouton, musique, haricot, dos, chemise, vélo …
Des verbes apparaissent : t’assoir, ouvrir, donne, dormir, tiens, veux pas, accroche, monter, descendre, pleure …
Et des adverbes de position : en haut, à coté …

Mon seul agacement réside dans un mot répété en boucle : Maman, Maman, Maman et une sollicitude sans borne !

Les pantalons me disent qu’il grandit ! Une nouvelle taille qui lui permet d’actionner les clenches de porte … Mais peu importe la taille, quand on a compris que l’on pouvait monter sur des objets stables pour atteindre quelque chose !

Et puis, toutes ses dents ont percé ! Les deux dernières molaires de gauche sont entièrement sorties. Il ne reste plus qu’à celles de droite de pousser encore un peu. Et ça, c’est une nouvelle excellente, et pour lui et pour nous … Avec un peu de chance les bronchites vont disparaitre !

Monsieur est un vrai mime parfois, réel miroir de nos mimiques ! A l’aise dans son corps, il fait des roulades, utilise tout l’espace et se plait à s’allonger pour jouer aux voitures.

Vrai petit garçon, il ne peut sortir de la maison sans une voiture à la main, un camion, un tracteur, aussi volumineux soient-ils ! Sa passion pour la roue depuis ses 5-6 mois ne se dément pas et il affectionne tout ce qui se visse ou se dévisse.

Notre Ginkgo est souriant, charmeur et a du peps. Il relève les détails auxquels nous ne faisons plus attention. Il sait parfaitement exprimer son mécontentement et commence a dealer avec ses parents. La période du NON semble lui avoir passé … espérons !

Enfin, c’est une joie indéfinissable de le serrer dans nos bras et de sentir que le calin est partagé. Même si les calins spontanés sont prioritairement pour notre chat-vache qui ne les affectionne, pourtant, pas du tout.

Voir aussi 23 mois et 17 jours …  = Petit Biloba au même age !

Troquer ma blouse blanche contre la rose aurait sûrement plus d’interet !!

Voilà ce qui me démange en ce moment … “Les Blouses Roses

Depuis mon investissement, à Bordeaux, auprès des mômes hospitalisés, il me reste un coin de ciel bleu. Il s’agit de distraire enfants malades ou personnes agées par des biais divers et variés, afin d’apporter un peu de chaleur, de fantaisie, de sourire dans un milieu souvent aseptisé, froid et technique.

Et non, ce n’est pas un service de Call Girl pour Docteur en mal d’affection !

Métaphysique des tubes …

Amélie Nothomb laisse rarement indifférent … Initiée par mon ami le SageFou, j’ai abordé le personnage, livre par livre.

Incursion dans l’esprit de l’enfant. Impudeur et spontanéité des fines cogitations des petitous … avec le Japon pour toile de fond.

Troublant écho à mes propres réflexions d’enfant !

Pas si évident … de saisir le vent !

Ce matin, le vent est fort !

Il soulève les jupes, décoiffe, pousse les portes, fait frémir les arbres, tourbillonne les feuilles. C’est l’automne. Petit Ginkgo fait la grimace. Cet élément invisible l’agresse.
- Tu sens le vent Petit Ginkgo ?
L’enfant qui a l’habitude de découvrir de nouvelles odeurs, fait bouger son nez et me regarde dubitatif …
- Le vent qui touche ton visage, qui passe sur ta peau ?

Il se caresse la joue …
Petit Ginkgo, 19 mois.

Maria Montessori – n°1

La fonction du milieu n’est pas de former l’enfant mais de lui permettre de se révéler.

Maria Montessori