Skip to content

Bernard Giraudeau – n°19

Il y a encore des crocodiles dans les bras du fleuve. Le pilote me montre l’aiguille de carburant. Il en reste peu, nous sommes sur la réserve. Bakel est en vue. Il est impossible de trouver la piste. Il y en a une pourtant et le GPS nous indique son survol. Une fois, deux fois, dix fois, nous croisons le point précis. Rien. Il va falloir songer à se poser au petit bonheur dans la brousse ou sur une route sans nids de poule.C’est plus délicat. Un coup de vent salvateur, une tornade, soulève un nuage de poussière. La piste est dessous. Nous nous posons. Il faudra beaucoup de patience pour trouver le dépositaire d’essence et remplir nos bidons. Je vais au fort de Bakel. Toute une histoire dans la courbe du fleuve. Une folie implantée pour le commerce de l’or, de l’ivoire, des esclaves, de la gomme.

Poste français à Bakel sur le fleuve Sénégal en 1887.
Source: Joseph Gallieni, Deux campagnes au Soudan Français

Bernard Giraudeau, Le Marin à l’ancre,
Editions Points Poche, p143

Published inCitationVoyages

Be First to Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Laisser ces deux champs tels quels :

Protégé par Invisible Defender. 5 361 spammeurs ont vu s'afficher une page d'erreur 403.

*
To prove you're a person (not a spam script), type the security word shown in the picture. Click on the picture to hear an audio file of the word.
Anti-spam image