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Des détails sur la maternité !!

P : -Je veux bien en savoir plus !
Capsicum :
Âmes sensibles, passez au dessus de ce post !

P : -« épisiotomies » : Kesako ?
C : -C’est une incision du périnée (entre le bas de la vulve-ouverture basse du vagin- et l’anus), pratiquée si besoin pour éviter les déchirures de ce muscle au moment de la sortie physique du Bébé. Sachant qu’une ouverture nette cicatrise toujours mieux qu’une déchirure.

P : -Bah la péridurale, c’est systématique ?
C : Ce n’est pas systématique. Cela dépend uniquement du choix de la femme. Mais, de nos jours en France, le désir de péridurale est écrasant. Parfois, malgré le désir, il est trop tard pour la pratiquer. D’autres femmes veulent un accouchement entièrement naturel et la refusent. C’est pourquoi, une préparation est bienvenue pour retrouver des réflexes/ une connaissance « ancestrale », afin de supporter au mieux.

P : -Et ça se pose combien de temps avant ? Et comment tu peux juger de la dose qu’il te faut ? J’imagine que ça doit dépendre de ta morphologie, ta forme
C : -En théorie, l’accouchement se passe en 3 phases : le travail/l’expulsion/la délivrance. Le travail concerne la réduction, l’effacement et la dilatation du col de l’utérus. Ce sont les contractions qui poussent la tête du Bébé contre le col et permettent sa dilatation.

En théorie, les équipes médicales considèrent le travail comme effectif quand le col est dilaté à 3cm et ne pose la péridurale qu’après ce stade. Sachant qu’il est considéré que la dilation est entière à 10cm.

La péridurale est effective 5 à 15 min après la pose. C’est en réalité un mélange anesthésique/analgésique. Elle n’est plus posée si la femme arrive à 8cm, car sinon, ce sera trop anesthésiant et la femme ne pourra plus pousser le moment venu.

L’anesthésiste commence par une dose test pour voir comment la patiente réagit avec la dose en fonction de sa corpulence et de sa résistance. Puis, il y a deux écoles :
* ceux qui injectent une dose entière (là, l’anesthésiste doit être doué pour doser jusqu’au bon moment. Le risque est de déguster ou justement de ne rien sentir),
* ceux qui posent un distributeur et là la femme libère elle-m^me des petites doses en fonction du ressenti.

P : -« ocytocine » : Kesako ?
C : C’est une substance chimique normalement secrétée par la mère et qui provoque les contractions et anesthésie un peu le bébé. La substance est injectée artificiellement pour parfois déclencher l’accouchement, accélérer le travail ou aider au moment de la poussée si la femme est trop fatiguée.

P : -« ventouse et forceps. » : J’arrive pas a croire que ça fasse pas morfler le bébé, ça !
C : Parfois, la poussée et les contractions ne sont plus assez efficaces ou le bébé ne présente pas le plus petit rayon de sa tête. Alors l’accoucheur utilise des sortes de cuillères pour tirer le bébé ou utilise une ventouse sur sa tête. C’est une vision très barbare. Mais toutes les femmes n’ont pas un bassin à enfant ou le bébé ne se présente pas forcement dans la position la plus facile même s’il a la tête en bas. C’est donc parfois les seules méthodes pour limiter les souffrances de l’enfant qui se fatigue aussi et commence à faire des apnées car le cordon peut ne plus être correctement alimenté.

Voilà, toutes ces pratiques ont des raisons d’être mais comme toujours, si elles sont utilisées à tort et à travers, elles aggravent les conditions de l’accouchement.

P : -En tout cas, Capsicum, il est beau ton ventre ! Bon courage pour la fin !
C : -Merci ! C’est la première fois que je travaille sans avoir besoin de réfléchir ! La théorie, c’est bien beau mais il va falloir passer à la pratique maintenant !!

P : -Au fait, t’as fait des cours de préparation a l’accouchement ?! C’est quoi, concrètement ?
C : -Les cours peuvent être très variés selon où et qui les fait. Mais je pense que c’est incontournable, pour la pratique et la parole.

Concrètement: processus de la grossesse / gestion de la respiration / relaxation / positions permettant de gérer les contractions / apprentissage d’une poussée efficace même sous péridurale / discussion sur les petits ou grands maux de la grossesse / introduction à l’allaitement / entretien du corps et préparation / ouverture de la parole pour que les futures mères libèrent leurs angoisses dont elles n’osent pas parler à leur entourage, de peur de passer pour une future mauvaise mère.

La présence du papa est formidable pour eux, car ils se sentent beaucoup plus impliqués et voient moins leur compagne comme une extraterrestre. Ils peuvent ainsi mieux participer à l’accouchement en étant actifs, en coachant et pas seulement une main dans laquelle les ongles de leur femme se plantent !!

Published inAu fil des jours...GrossesseLe ClanMaternité

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