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Frapper la monnaie … une utopie.

Comment l’argent est-il créé ?

Voilà une question qui me taraude depuis longtemps.

A la lueur d’une conversation, je réalise que c’est une affaire  de demande et de création artificielle.

« Chaque fois qu’une banque accorde un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé – ce sont de nouveaux dépôts – de l’argent entièrement nouveau. »
Graham F Tower – Directeur de la Banque du Canada 1934-54

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Ma vision intuitive simplifiée se résumait à :  Sous l’impulsion d’un besoin (justifié ou non), les uns et les autres cherchent de l’argent pour  le financer. Ils contractent donc un prêt, auquel la banque répond en y appliquant des intérêts.  La banque obtient alors une promesse de remboursement d’un montant supérieur au capital fourni, souvent annexé sur une hypothèque, bien réelle. Ce qui constitue une partie du patrimoine de la dite banque, transformant une notion fictive en revenu palpable.

Mais la réalité est plus complexe et plus incroyable.
Paul Grignon explique avec trivialité comment « le processus de dette autorisée génère de l’argent fictif » :

Les banques ont le droit de créer de l’argent en fonction de  règles légales sur les obligations de réserve. C’est à dire qu’elles peuvent prêter plus d’argent selon un ratio  défini  qu’elles en ont, non pas en or réel existant, mais plutôt en dépôt d’argent « papier » de ses clients.

Donc le chèque de banque issu du prêt de A sera déposé par le vendeur B. Dépôt sur lequel on pourra à nouveau prêté de l’argent selon un certain ratio …

La banque (avec l’aval des gouvernements) génère donc de l’argent avec pour seul risque : que tout le monde ne se rue à la banque, en même temps, pour effectuer un retrait total. Voilà où la confiance en l’économie joue un grand rôle. Mais ça c’est une autre question …

Conclusion : Les banques peuvent créer autant d’argent qu’on est capable d’en emprunter.

Cela m’éclaire donc sur la raison d’être de cette débauche d’incitations au crédit de toute sorte, immobiliers, automobiles, à la consommation, etc.

Cela explique aussi pourquoi notre société préfère créer de plus en plus de surendettés, que de respecter des mécanismes de limitation stricts : le prêt crée de la croissance.

Croissance en accélération perpétuelle basée sur la consommation qui va à l’encontre d’une économie équitable, durable, raisonnée … liée à la préservation de l’environnement notamment.

En soi, je ne suis pas pour une économie socialiste mais j’ai l’impression de courir après un lapin blanc et de découvrir la réalité de la matrice …

Au secours, j’ai choisi la pilule rouge !

Société de Consommation

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Published inAir du TempsCitationSociété de Consommation

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