Ce beau pays de France offre beaucoup de soutien, notamment financier aux brebis malades du marché de l’emploi, certes.
Mais dès que l’on sort du cadre, j’ai l’impression qu’il faut passer un diplôme es-Méandre de l’Administration pour réussir à bénéficier de ces aides.
Contrairement à ce qui avait été annoncé par le gouvernement actuellement en poste, je ne vois pas ce qui est mis en œuvre pour favoriser le retour à l’emploi des poulettes sortant du gouffre du congé parental, choisi ou non.
Dans le cas pas si particulier de Capsicum, comment reprendre 6 mois d’étude sans faire garder sa progéniture ? Techniquement, trouver la bonne assistante maternelle a été étonnamment un jeu d’enfant.
C’est plutôt le statut administratif qui coince …
Il est logique que la CAF ne prenne pas en charge des dépenses de garde quand la mère est censée être en congé parentale d’éducation, même si elle en profite pour étudier. L’organisme d’Allocations Familiales préfère un statut plus ambitieux, du genre ‘inscrit à Pôle Emploi’ ou ‘en recherche d’emploi’.
Capsicum se penche donc vers Pôle Emploi pour réintégrer la cohorte de ‘Trouveur d’Emploi’.
Or l’organisme refuse de la réintégrer si elle a déjà signé une inscription en Master 2 avec l’Université car il estime qu’elle ne sera pas disponible pour la recherche d’emploi.
Intrinsèquement tout ça est tout à fait logique.
Mais à y regarder de plus près, si Caps s’intéresse au Master 2, c’est pour réintégrer le marché de l’emploi dans les meilleures conditions au sortir d’un congé parental choisi, mais somme toute assez plombant professionnellement.
Une telle expérience lui permet aussi d’accéder à un nouveau réseau et de montrer aux futurs employeurs sa détermination à leur offrir de nouvelles compétences.
Ainsi si elle ne peut faire garder son mioche :
- – soit elle tente le forcing ‘à sec’ de l’emploi dans une conjoncture ravagée par le chômage, avec le succès qu’on ne lui prédit pas.
- – soit elle fait ses petites études par elle-même entre 1h et 4h du matin, puisque son boulot à plein temps est d’élever son petit enfant. On lui prédit 70% de chance d’abandon (vous ne suivez pas : non pas abandon de l’enfant mais de la formation !)
La dernière solution est de refuser son admission en Master 2, de se tourner les pouces (surtout pas d’anticipation !) jusqu’à l’inscription officielle à Pôle-Emploi puis de perdre plusieurs précieux mois avant de pouvoir lancer un dossier formation avec l’avale de Pôle Emploi, alors qu’initialement elle souhaitait financer elle-même son Master.
Et croyez-moi là non plus ce n’est pas d’une simplicité triviale … le dossier d’exonération est un autre sujet passionnant. 🙁
Je ne pleurniche pas tant sur mon cas puisque, d’une façon comme une autre, Capsicum aura les ressources pour se sortir de cet imbroglio administratif. Mais dans cette situation, il est clair que d’autres personnes de bonne volonté n’ont pas les mêmes moyens.
Et avec ça, on ose nous dire que la volonté nationale est d’apporter de l’aide aux mères au foyer, sinistrées par le chômage.
C’est plutôt une belle expérience de solitude !
Suite au prochain épisode.


Après nouvelle consultation de la CAF, il s’avère que l’abandon du complément libre choix d’activité pour basculement sur complément libre choix du mode de garde permet de faire prendre en charge les cotisations sociales liées à l’emploi d’une assistante maternelle. A la condition qu’il y ait un minimum de revenu au foyer le mois précédent l’embauche.
Un vrai choix de vie, sans ressource personnelle.
Au moins, voilà un biais possible si Pôle Emploi refuse de me réintégrer et de valider la formation. Mais n’ayant obtenu un rendez-vous d’inscription que dans 15 jours … la question reste en suspens.