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Biberon Toxique

Début février 2008, une étude « Bisphenol-A leaching from popular Baby Bottles » enflamme le Canada. Sujet : la migration dans le lait de Bisphénol A, contenu dans le polycarbonate de certains biberons, notamment après chauffage au micro-onde.

Alors que les spécialistes outre-Atlantique conseillent d’ores et déjà de privilégier les modèles en verre, par précaution, la direction générale de la santé française ne s’alarme pas. Ce sont le magazine Parents et l’émission Les Maternelles, en mai 2008, qui abordent publiquement la question.

Nouveau sursaut en janvier 2009. Le reportage (conseillé par Belle Maman), un peu alarmiste, de Yann Fronty et Stéphane Guillemot, intitulé « Biberons empoisonnés » dans Complément d’Enquête, pose aussi la question de la position française.

D’après Question Science, « Une étude récente (novembre 2007) menée par une équipe de chercheurs aux Etats-Unis (1) a mesuré la quantité de bisphénol A bioactif relargué par des bouteilles de stockage couramment utilisées, qu’elles soient neuves ou ayant subies une série de lavages afin de mimer l’usage habituel des consommateurs. Ces tests ont été effectués soit à température ambiante (22°C), soit avec une courte exposition à 100°C (eau à ébullition). Les résultats ont montrés qu’un taux variant de 0,20 ng/h à 0,79 ng/h de bisphénol A était libéré à température ambiante, à la fois par les bouteilles neuves, mais aussi par les bouteilles ayant subi sept jours de lavage. Pour ce qui est des bouteilles chauffées un court instant à 100°C comme peuvent l’être les biberons, le taux de bisphénol A libéré dans l’eau est 55 fois plus élevé qu’à température ambiante. Ceci expliquerait l’exposition à un taux élevé de bisphénol A des nouveaux nés, mais aussi tout au long de la vie.« 

Certes, ce n’est pas d’aujourd’hui que certaines molécules des contenants migrent dans les aliments (cf saturnisme), mais cette molécule de synthèse et la quantité relarguée ont-elles une influence sur la santé ?
Des études réalisées sur des animaux viennent soutenir la thèse, expliquant que cette molécule agit comme perturbateur endocrinien et pourrait être la cause de maladies ou dysfonctionnements. Et dire que ce type de biberon existe depuis 40 ans …

« Il est aussi reproché de ne pas avoir tenu compte d’études publiées et acceptées par la communauté scientifique comme robustes, où il est observé par exemple que les niveaux faibles de bisphénol A mesurés chez l’homme sont suffisants pour augmenter le risque de cancer de la prostate, du sein, le diabète de type II, causer des anomalies lors de la reproduction, réduire la qualité du sperme, causer des fausses-couches à répétition, de l’obésité, et des troubles du comportement similaires aux troubles déficitaires de l’attention (2).« 

Au Canada, le consommateur a exercé une telle pression, que ces biberons ont été retirés de la vente par les enseignes et une nouvelle loi concernant la non-alimentarité du polycarbonate serait en préparation.

Parmi les 3 marques testées, AVENT (particulièrement appréciée pour ses larges  tétines, plus proches d’une succion au sein) est celle laissant migrer le plus de Bisphénol A. C’est ce que nous avons à la maison …

Voici une Notice canadienne réalisée pour aider à choisir les biberons en connaissance de cause.

Le blog de Cerise B. détaille le sujet, rapports à l’appui et position des fabriquants.

Pour conclure, se préserver de toute nocivité semble impossible de nos jours …

Se nourrir de produits réellement « biologique », non transformés, est encore loin d’être suffisant, si les contenants, pour conditionner, cuire, chauffer ou manger, nous empoisonnent. Il faut revoir entièrement une chaine gravement ramifiée.

Le mieux reste le lait maternel, pris à la source, composition et température parfaitement régulée. (Même s’il ne faut pas se leurrer, nous sommes porteurs d’autres substances nocives …) De deux maux, il faut choisir le moindre.

(1) Le HH, Carlson EM, Chua JP, Belcher SM. Bisphenol A is released from polycarbonate drinking bottles and mimics the neurotoxic actions of estrogen in developing cerebellar neurons. Toxicol Lett. 2008 Jan 30;176(2):149-56. Article

(2) The Natural Resources Defense Council, 8 août 2007, Communiqué de presse

Published inDeveloppementSanté

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