Se tourner vers un désir profond est toujours vertigineux. Nul n’en sort indemne. S’approcher de ce qui nous anime vraiment, c’est prendre le risque de sa vérité absolue.
Détruire l’image que l’on se fait de nous, s’offrir la possibilité de ne plus se mentir, de ne plus se rêver, mais se découvrir autrement. Vrai. Les grands mystiques le savent. Dans la retraite peut surgir le doute ou la lumière.
Nous sommes toujours gagnants à oser notre vérité. Elle est inconfortable. Et alors ?
Il est préférable de suivre le chemin d’une certitude intérieure plutôt que de se complaire dans un confort social qui nous est étranger, faisant de nous un être bancal et banal.
Certains se révèlent à eux-mêmes le jour où ils osent une action purement personnelle. D’autres savent très vite ajuster leur vie à leurs convictions. D’autres encore rêvent en attendant qu’il soit trop tard.
Nous n’avons parfois rien à perdre à tout perdre. Les terres brûlées sont aussi les plus fertiles.
Blanche de Richemont
Éloge du désir, Presses de la Renaissance, p17
Be First to Comment