12 Août 2009
Parc National de la Vallée d’Orkhon
Mongolie
Nous installons le bivouac avant de nous faire rincer par la pluie.
Arrivés plus tôt que d’habitude, les uns profitent de ce temps libre pour mettre à jour leur journal de voyage, d’autres se plongent dans un bon livre. Notre lyonnais gravit la montagne d’en face. On le voit à peine sur la ligne de crête. Il a besoin de se dépenser le gaillard !!
Bataa, « Popeye » et le « Tigre » s’intéressent à la mécanique comme toujours.
Je rêvasse en observant les chevaux et la vie autour quand j’entends un bruit feutré derrière la tente.
Une jeune fille, d’une quinzaine d’années, tire un gros fagot de bois à l’aide d’une corde. Sa mère, un peu plus loin, repose à terre un énorme tas deux fois plus grand que le précédent. Action !
Soyons utiles, à défaut d’être décoratives.

La dame pense que sa fille a plus besoin d’aide qu’elle-même (je ne partage pas son avis, mais soit !) A nous deux, nous ramenons le bois beaucoup plus vite à la yourte et pouvons ainsi revenir chercher ce qui reste. La mission accomplie, je m’en vais réintégrer mes pénates.
C’était sans compter sur la légendaire hospitalité mongole : La jeune fille me rattrape pour m’offrir un bol d’Aïrag.
Elle me présente son père, gardien du Parc National qui nous accueille. Un homme costaud, assez impressionnant, qui parle quelques mots d’anglais. Son frère de 13 ans ramène une bassine de viande.
Nous nous asseyons tous au pied de la yourte pour prendre une petite collation, alors que la mère me laisse son petit banc (Ça me gène). Arrive un autre garçon d’environ 10 ans.

Très rapidement la pseudo-conversation tourne autour du magnifique cheval attaché à une ligne haute, entre deux piquets. « Champion » me dit le père à l’anglaise, en désignant les trophées gagnés par le fameux cheval.
Il y a quelques semaines, lors du Naadam, le plus jeune des garçons et sa monture ont été vainqueurs de la grande course locale ! Ils en sont très fières.

Le paternel me propose de les prendre en photo avec le fameux champion. C’est d’abord très amusés qu’ils se mettent à poser pour l’objectif.
Mais, manifestement, les premières images ne satisfont pas le père !!
Nos sensibilités photographiques divergeraient-elles ?
Il s’éclipse un instant sous la yourte et revient vêtu du costume traditionnel, ramenant toutes les médailles des deux chevaux de compétition ! Les jeunes garçons harnachent les chevaux et les 3 gars posent encore plus fièrement devant l’objectif.
L’image est bien meilleure, à leur goût …

Désirant leur envoyer les photos, nous nous dirigeons vers la baraque en bois de gardien, à l’entrée du Parc National. Le paternel sort quelques papiers et crayons d’une belle sacoche de cuir.
Au fond de la pièce, une demoiselle de 7-8 ans (celle qui ouvrait la barrière du parc) tourne le petit moulin à prières, posé sur un meuble. Alors que son père écrit l’adresse, elle est curieuse de mon langage et répète, en français, tous les chiffres jusqu’à 10.

A la lueur de la petite fenêtre, les garçons regardent émerveillés les photos capturées depuis une semaine. Certaines génèrent l’hilarité, comme « Le Tigre » tirant la langue, d’autre le questionnement de leur père.
Je garde l’engouement de toute la famille
et l’honneur d’avoir pu monter un cheval mongol !
son chien est peut être le meilleur confident de ses joies et de ses peines…
quelle proximité de sentiments ont ils au sein de la famille??????
Un merveilleux voyage …
Et la petite fille voulait absolument que je photographie son chien. Adorable.
heureux sont ceux qui ont pu faire ce voyage au pays des sages.
la petite fille est magnifique.