Plus tard, mon bagage mental s’est enrichi de sources diverses, mais toutes me semblaient converger vers le désir de départ, du monde, de l’ailleurs, d’épreuves à affronter, de découvertes.
Par la suite, les évènements et l’esprit du temps m’ont poussé à participer le plus pleinement possible à l’histoire en train de se faire, le plus souvent par la violence. J’en ai aimé le cheminement clandestin, le risque, la poudre et la camaraderie, dans ce qui se pouvait partager, avec parfois la grâce d’amitiés durables, mais aussi des rencontres qu’on dénommerait « sans lendemain » si elles n’étaient inscrites profondément dans la mémoire de la peau.
Gérard Chaliand, L’Aventure pour quoi faire ?
(Points – Aventure, Avril 2013, p50)
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