10 Août 2009
A travers la vallée d’Ult,
Arkhangaï, Mongolie.
La veille nous avons établi le bivouac auprès de la rivière Tamir (Gol), pas trop loin de Tsetserleg. Repos mérité après une marche de 6h alors que la tourista ne m’a pas épargnée … une deuxième fois (C’est ça de gouter local …).
Le plaisir d’un bain improvisé au grand air, dans la rivière fraiche, réjouit tout le monde.
Au matin, les difficultés de la veille n’y paraissent presque plus, la nuit a été réparatrice et les visages sont reposés.
Partis pour une matinée de marche, nous croisons de grands hivernages de bois, inhabituellement dans la plaine, des troupeaux de moutons et de chèvres. Alors que nous allongeons le pas, notre ami des steppes me conte comment les Mongoles ont réussi à se libérer de la tutelle russe, au début des années 1990.

Nous gravissons un premier mont coiffé d’un Ovoo, cairn rituel auquel les gens d’ici font des offrandes (cailloux, bâtons, foulards de couleurs symboliques, ou objets préférés) en tournant 3 fois autour, dans le sens horaire. Les européens initient un mouvement circulaire …
Nous évitons le col et grimpons une nouvelle fois pour profiter de la vue sur la vallée d’Ult.

Après 3h à gambader, la forme est bien meilleure que la veille et je redescends presque au pas de course quand j’aperçois les 4X4 russes de l’équipe.
Trois petites filles et un jeune garçon s’approchent timidement par la gauche. Un petit ballon gonflé pour faire s’envoler leurs réticences et nous nous asseyons par terre. La plus jolie d’entre elles, au visage de poupée, porte un jeu de cartes. Notre moustachu de Pau tente un tour de magie, puis les enfants nous proposent de jouer. Ils distribuent, ils posent 3 cartes, en reprennent d’autres.
Un deuxième petit gars arrive des yourtes campées un peu plus loin et se joint au jeu. Nous avons un peu de mal à suivre mais les sourires et les exultations sont nombreux. Je regarde complice la plus grande qui m’échange mes cartes et me fait gagner d’un sourire entendu.

Mes compagnons de voyage distribuent quelques présents.
Au loin, une femme appelle les enfants. Ils remballent rapidement, nous disent au revoir et accourent jusqu’aux yourtes.
Le repas, à l’ombre d’une bâche tendue entre deux camions est divin pour les moyens du bord. Au menu, salade de carotte-maïs-petits-pois et les délicieux beignets de mouton de la cuisinière, qui aime nous voir finir nos assiettes !
Le déjeuné terminé, les enfants reviennent proposer une bouteille remplie de lait que je goute sans hésitation, malgré la tourista de la veille. C’est la vie …
Du lait fraichement trait et délicieux. Peu de mes compagnons de marche accepterons le présent, mais quelques gars s’y risquerons.
… C’est reparti pour 2 autres heures de marche
à travers cette vallée peu peuplée.
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