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Jeûne hydrique de 7 jours

Sérieux, 1 semaine sans manger …

Une lubie ou un objectif thérapeutique ?

Comme d’habitude, j’ai beaucoup lu, me suis rencardée sur les études des Dr Nikolaev (Russie), Büchinger (Allemagne), Hooker Dewey et Gano Benedict (USA). Me suis intéressée aux tenants et aboutissants des jeunes religieux de tout ordre.

Ça faisait 3 ans que je pensais à cette technique thérapeutique ancestrale.

Ce matin là, j’ai réalisé avoir passé le numéro 40, avoir un mal de genoux gauche récurrent, des cycles anormalement courts, du reflux gastro-œsophagien très désagréable depuis ma dernière grossesse et une montée de tension inhabituelle.

Comme si la baraque corporelle me disait que la rouille s’accumulait, que les canalisations étaient bouchées, que j’avais vécu sur mes réserves et qu’elles étaient maintenant épuisées.

Deux choix simples : rénover ou vivre tant bien que mal avec.

L’idée est que sans digestion à gérer, certains organes sont mis au repos. Le corps en profite pour orienter son énergie vers la résolution des dysfonctionnements métaboliques.

J’avoue avoir écourté la descente alimentaire de peur de me défiler. Et puis jour après jour, en bonne scientifique, j’ai noté les paramètres observables.

1, 2, 3, 4 jours, j’attendais avec impatience l’arrêt de la faim, la clarté d’esprit, le bien-être, voire l’euphorie liée à la libération de corps cétoniques pour remplacer le glucose à destination du cerveau.

Nada, que des promesses. Manifestement pas pour moi.

Pendant tout ce temps, ce sont les odeurs qui m’ont le plus portée, comme si mon odorat déjà bien performant avait été décuplé.

Je n’avais pas 500 euros à passer dans une clinique spécialisée dans le jeûne, mais en bonne santé rien ne s’opposait à l’expérience. Il ne fût simplement pas aisé de suivre la vie de famille. Heureusement, Ange a pris la main sur la préparation des repas pour les enfants.

Mais avoir à m’occuper de quelques autres que moi fût difficile. D’autant que cette privation de nourriture me rendait parfois irritable.

Ma routine était bien rodée, avec un peu de méditation au lever, un cours de Yoga chaque matin avec Adriene, un peu de marche et du repos après 15h dès que je sentais la faiblesse me prendre.

Mes nuits étaient sans rêve dont je me souvienne. Un sommeil de plomb de 23h à 6h30 du matin.

Le 5ème jour, un peu de déprime s’est immiscée dans l’expérience malgré la balance qui ne cessait de baisser.

A défaut de vivre des aventures en dehors de ma cage feutrée, ne m’en créais-je pas une à domicile ? Seule responsable d’un piège adorable.

Pour que le jeûne soit pleinement réparateur, j’avais espoir de le faire durer au moins 12 jours ou peut-être 10 selon mes capacités. Mais comme à chaque jour suffit sa peine, j’avisais de jour en jour.

Au 6ème jour, j’ai ressentie une profonde faiblesse, presque incapable de me lever pour brosser les dents du petit dernier. Mon cerveau était aussi de plus en plus embué, dans du coton.

Le matin tout allait bien en général. Au début j’avais l’espoir d’occuper mon esprit avec la dyspraxie ‘exécutive’, mon sujet de mémoire. Mais je n’avais pas assez de cerveau disponible pour synthétiser les données et les retranscrire. Deadline dans 1 mois. Panique.

Poursuite du Jeûne ou mémoire de DU ?

Le 7ème jour, Ange est parti chez ses parents avec les enfants, histoire de les aèrer un peu.

J’avais un peu peur d’être seule avec ma faiblesse. J’avais déjà ressenti ça, enceinte de Ginkgo (11 ans), les jours où je ne me sentais pas bien, seule jour et nuit la semaine.

Mais d’un autre point de vue, ce fut confortable de les voir partir. Même si tout le monde m’a accompagné avec bienveillance dans cette expérience, je me faisais un point d’honneur d’avoir l’air bien pour ne pas inquiéter les enfants.

Ce jour là, j’ai pu rester affalée sur le canapé.

En soirée, je me suis mise à vomir. Interrogations.
Certains médecins spécialistes du jeûne affirment que c’est une détoxification qui permet d’évacuer l’excédent de bile. Détox peut-être mais désagréable.

Et puis panier d’AMAP oblige, je suis sortie dehors.
Tout me paraissait étrange, comme mouvant, comme si j’avais pris du shit.
Je n’avais que 2 km à faire mais j’assurais chaque pas. La peur de m’effondrer en pleine rue m’interrogea sur mes limites.

Je ne pouvais me faire subir ça plus longtemps. Cela avait assez duré pour cette année.

Peut-être réitérerai-je l’expérience l’année prochaine pour entretenir la machine.

Quoique n’étant plus insouciante sur le sujet, j’ai peur de ne pas avoir le courage de repasser par là.

Alors hier soir, j’ai commencé à me réalimenter très doucement avec un fruit et un peu de sirop d’agave qui m’a rendu mon cerveau en même pas une heure.

A la fois, heureuse d’avoir réussi à tenir suffisamment pour un objectif thérapeutique mais aussi déçue de ne pas avoir mener l’expérience plus loin, je suis mitigée.

Le seul juge de paix sera mon corps.

Les petits désagréments métaboliques ont-ils été corrigé ? Le temps nous le dira.

Au plaisir de vous lire.

Le jeûne, une nouvelle thérapie ?, (ARTE, janvier 2018), https://youtu.be/V2rY0hD8NXI

L’art de jeûner, Françoise Wilhelmi de Toledo, iMagination Week 2017, https://youtu.be/kTAQFmQ6SOo

Published inAu fil des jours...Energie VitaleEtat d'AmeJaponMère NatureSe Definir

7 Comments

  1. J-Philippe J-Philippe

    à méditer ? rapprochement avec une autre fenêtre simultanément ouverte sur mon écran !
    “Whether I keep you starving or I keep myself starving, it is the same; the same principle and the same standard should be applied: I am a violent man, if not to your body, then to my own body….
    “I want you to remember: a man believing in non-violence need not be necessarily life-reverent. But one who reveres life is bound to be nonviolent – that is its necessary corollary. But his non-violence will have a totally different flavor.
    https://www.osho.com/newsletters/the-violence-of-non-violence?

  2. Marie-Claude Marie-Claude

    U ne copine a fait un stage d’un mois en Allemagne avec jeune hydrique , sport (surtout marche style rando) suivi d’une reprise progressive de l’alimentation. Elle a 50 ans et s’en est trouvée fort bien. Elle n’a perdu que 5 kg mais ce n’était pas le but.

  3. bulle bulle

    Merci Caps pour ces compléments, j’ai écouté, très intéressant , à condition que ce soit bien encadré pour qui le pratique pour la première fois.. ……….Merci……
    ce que je trouvais inquiétant c’était qu’il me semblait que tu n’avais pas changé ton rythme de vie..

  4. Bonjour,
    Le but n’était bien évidemment pas de maigrir.
    La pratique n’est pas dangereuse pour les personnes ne présentant pas de pathologie particulière. Pour les autres, la pratique peut être salutaire mais il est préférable qu’elle soit encadrée médicalement.
    J’ai ajouté quelques éléments de référence pour te faire ta propre opinion.

    La mono-diète et le jeune intermittent, sont aussi des pratiques intéressantes pour permettre l’entretien régulier du corps.
    Mais le jeûne hydrique est plutôt recommandé pour aller plus en profondeur dans la régulation métabolique. Les objectifs sont différents.

    Pas d’inquiétude.

  5. bulle bulle

    Hum ……………………….Pas un peu dangereux ?????????????? Bien entendu que sans manger, on ne peut que maigrir .
    Pourquoi ne pas faire mono diète un jour par semaine . J’ai une personne de ma famille qui pratique cette méthode avec succès sans problèmes secondaires ……………sans fatigue .

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