Débarquant à Lyon pour trouver un Phare, une vieille connaissance insoupçonnable me mit entre les mains un recueil de citations d’Ella Maillart, grande voyageuse, écrivain et photographe du siècle dernier.
Des écrits qui tombaient à pic …
Intriguée par son cheminement, je commençais donc à dévorer l’œuvre par chronologie et non par parution.
J’oserais dire que cet ouvrage n’a rien d’exceptionnel s’il ne relatait les déambulations d’une très jeune femme à une époque (aux alentours de la Première Guerre Mondiale) où les voyageuses étaient encore rares.
Les quelques réflexions qu’elle distille sur la société sont malheureusement terriblement au goût du jour, ce qui signifie que les tendances vont s’aggravant.
La voyageuse immobile que je suis a beaucoup de plaisir à puiser dans ce journal de bord, écrit bien des années plus tard.
Au fur et à mesure des errances, Ella Maillart s’aperçoit que les navigations ne sont pas une fin en soi.
Mais il s’avère que les amis d’hier ont installé leur vie alors que Mademoiselle court toujours les mers à la recherche de ce qu’elle va faire de constructif de sa vie.
Un tempérament aventureux mais incroyablement mesuré.
Ce livre est un peu le préambule de son œuvre.
Viendront six mille kilomètres entre Pékin et Srinagar, puis l’Inde, l’Afghanistan, l’Iran et la Turquie. Elle s’intéressera à une sagesse qui affirme l’unité du monde et de l’être, le Vedānta.
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Crédit Photo : Portrait d’Ella Maillart pris par Anneliese Hollmann en 1982 devant son chalet, que la voyageuse avait baptisé “Atchala”, en référence à la montagne sacrée d’Arunâchala située à Tiruvannamalai, dans l’Inde du Sud, et qui dominait l’ashram du Maître Ramana Maharshi où elle a séjourné.
http://www.lecippe.ch/fr/les-uvres.6/ecrivaines-ecrivains.15/ella-maillart.54.html

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