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Le Vietnam n’est pas un pays à visiter …

… c’est un pays à ressentir, à vivre !

Encore un petit instant, encore une image.

A ce rythme, je finis par être la dernière à embarquer dans l’avion du retour vers la France, comme s’il était possible de repousser l’instant fatidique : quitter le sol vietnamien.

Certes, ce dimanche matin, surprise d’entendre parler français à chaque coin de rue, je pensais qu’il était temps de laisser Hanoï à ces touristes béats qui ne font pas la différence entre gentillesse et déférence commerciale.

voyage-ha-giang-vietnam

Province de Han Giang, Vietnam

D’ailleurs, à l’issu de la première semaine, fatiguée des échanges tarifés, j’ai confié à Ange :

« C’est la première fois que je n’ai pas envie de vivre dans le pays rencontré. »

Or, ce sentiment a bien évolué depuis, puisque dans le bus n°17 quittant le centre d’Hanoï pour l’aéroport par la gare de Long Bien, je sentais comme un goût d’inachevé.

Il reste encore tant à voir, tant à gouter, tant à comprendre maintenant que j’ai abandonné mes brumes coloniales.

Partir alors que j’entre juste dans la modernité de ce pays complexe et fort, si fière d’avoir repoussé tous les envahisseurs depuis 1000 ans. Quel dommage !

Le Vietnam est trop nuancé pour le saisir à travers les hôtels avec piscine quoiqu’en pensent ceux qui le parcourent à coup d’avion du sud au nord, en 12 jours, à l’image de cette française et ses deux grands enfants croisés au terminal des liaisons intérieures de Nội Bài.

Alors que nous faisons le chemin inverse dans ce bus public à 9000 dongs le ticket, qu’est devenu le choc de culture ressenti le premier jour ?

Entre temps, nous avons vu repiquer les jeunes pousses de riz, mangé le maïs poussant dans les moindres recoins des montagnes, reçu 100000 sourires, 10 000 hello(s), 1000 signes de main des enfants et 2 mangues, gouter les pho et bun, emprunté à moto les routes défoncées, été essorée par l’humidité ambiante par 40°C à l’ombre, profité de la fraicheur des musées en début d’après-midi et été invité à petit-déjeuner et dîner : moment les plus précieux du voyage.

Mes deux comparses, déjà dans l’avion, sont impatients de retrouver le climat tempéré de la France, même en pleine canicule. Moi, je regrette déjà la simplicité de vie de ce pays qui venait juste de se dévoiler à mon regard d’occidentale.

Il aurait fallu ralentir encore un peu plus la cadence pour mieux rencontrer l’ancien Tonkin sur lequel nous avons concentrés notre voyage.
Il aurait fallu encore un peu de temps …

Good Evening Vietnam

Vietnam

Published inAu fil des jours...VietnamVoyages

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