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Les Caprices d’un fleuve.

Sorti en 1996, ce film avait tout pour attirer mon attention …

La fièvre d’un voyageur pris entre désir et devoir, sur fond de colonisation, d’exploration le long du fleuve Sénégal, réalisé et interprété par Bernard Giraudeau.

J’en ai retenu l’équivoque qui mène au Pygmalion, la sensualité, la bande-son envoutante de René-Marc Bini, les superbes images de « Liberté » et la découverte de la tolérance selon la conception des Lumières

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Dans son palais de sable, le héros de cette histoire ne connaîtra pas la tourmente révolutionnaire. Son destin est ailleurs. Il est un autre voyage à faire, un amour inattendu à vivre, des musiques à écouter, une culture à deviner. L’homme nouveau va naître.

Comment découvre-t-il le peuple noir? Mais plus important que tout, qui est Amélie Maimouna Ba l’esclave peule? Confronté aux doutes, à la contradiction, il s’initie à la sensualité, au métissage.

Il va vivre l’Afrique comme peu de blancs l’ont vécue à cette époque.
Les déchirements, les doutes jalonneront le fleuve de sa vie africaine.
Le maître et l’esclave. Le père et la fille. L’homme et la femme.

Au temps de « notre » Révolution Française, le héros de cette histoire tente, sur une terre neuve mais déjà bafouée, de faire cet Eloge de la différence qu’Albert Jacquard n’écrira que deux siècles plus tard.

Bernard Giraudeau,
Les caprices du fleuve
(Collection Mille et une nuits)

Décidément, il y a un parfum de Sénégal dans l’air !

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