Après cette fin d’année scolaire chaotique (somme toute assez représentative des foyers français) un peu d’air, d’insouciance et de solitude n’était pas un mal pour dissiper les tensions.
N’avoir qu’à penser à soi est si relaxant.
En effet, la fatigue précède l’étroitesse d’esprit du parent binaire qui se sent agressé par les contraintes de la vie familiale.
Le problème est que nos réactions de parents sanctionnant le bon ou le mauvais comportement de nos enfants fait naitre des réactions non souhaitables chez Ginkgo et Petit Biloba. Un cercle vicieux.
Avec l’usage et la pression extérieure, Ange et moi, nous sommes trop éloignés de la famille épanouie que nous avons été. Du coup, les conséquences n’ont pas mis longtemps à se faire sentir.
Comme quoi la ‘parentalité positive’ mérite une attention soutenue …
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Petit Biloba (5 ans exactement) a besoin qu’on cesse de vouloir le faire rentrer dans la case. Il faut lui trouver une activité où il pourra exprimer toute sa créativité et son envie de bouger. Se concentrer sur ses accomplissements et l’inscrire à un atelier de ‘relaxation / méditation’ lui permettra aussi de mieux gérer ses élans dues à la frustration.
A l’école, il sera nécessaire de se focaliser sur des rendez-vous réguliers pour faciliter la communication entre Petit Biloba et les enseignantes. Sans vouloir le ‘niveler’ à tout prix.
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Il est probable que la DS soit un refuge pour Ginkgo (10 ans et 6 mois), le moyen de vivre (par procuration) une vie plus satisfaisante et d’arrêter la machine à penser qu’il a dans la tête. Pourquoi ? Qu’est-ce qui provoque ce désintérêt du monde réel ? Qu’est ce qui le préoccupe ?
Ginkgo mérite d’être écouté et pris en considération. Il doit sentir que son point de vue compte et que nous avons confiance en lui.
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Il serait intéressant de prévoir régulièrement et avec roulement des activités en tête à tête ‘1 parent avec 1 enfant’, histoire d’assouvir le besoin d’attention individuelle.
Ainsi, Petit Biloba sentira moins la pression d’un grand frère si brillant à ses yeux et Ginkgo ne se verra pas impacté par le comportement de son frère, détournant (naturellement par son jeune âge) l’attention parentale. Ainsi, nous les parents aurons quelques moyens d’entretenir la connivence avec chaque enfant.
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Le ‘family meeting’ inspiré de la Discipline Positive devrait se faire plus régulièrement. Cette réunion au sommet, permet à chacun de s’exprimer, d’être entendu par tous, sans être interrompu. A l’issu des exposés, chacun est encouragé à proposer des solutions. Lorsqu’une solution est adoptée par tous pour tenter de résoudre l’inconfort de l’un d’entre nous (ou plus) avec la vie familiale, elle est mise à l’essai jusqu’à la prochaine réunion.
Ces rencontres nous servent aussi à planifier les activités des week-ends. Et puis, nous avons un peu de mal à exprimer notre gratitude entre nous. Il faut rendre cette pratique plus naturelle.
Avec le recul, je suis persuadée que la confiance appelle la confiance.
Le parent devrait surmonter ses peurs et amorcer la pompe en commençant par faire confiance à l’enfant, sans nier ses limites ou valeurs de parent. Je crois que c’est la raison pour laquelle nous avons cette vision collective et problématique de l’adolescence. (article à venir)
Ensuite, il s’agit de se rendre disponible pour re-évaluer ensemble les règles établies, en fonction de l’évolution du besoin avec le temps.
A partir de là, le dialogue peut s’installer car il n’y a plus l’implicite délétère :
« Mon point de vue (de parent) a plus de valeur que le tien (d’enfant). »
Être un bon parent n’est pas aussi inné que l’on pourrait le croire, cela s’apprend.
Le secret est de revenir aux fondamentaux de la parentalité ferme et bienveillante :
Le respect de chacun !
Nous commencerons par 15 jours de vacances tous ensemble puis premier stage de CNV pour débuter septembre. 😉

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