« – Ne leur donnez pas de mauvais conseils, grogna Kerloff. Quand on a quinze ou vingt ans, on ne doit pas penser à l’avenir. C’est une affaire de boutiquier ou de comptable, ça. On doit vivre et voilà tout, vivre de ce qu’on aime, agir comme on le doit, sans crainte et sans frein, sans arrière-pensée. L’avenir bien calculé, les assurances en tout genre, les vieux jours préparés à l’avance, toutes ces choses là, c’est pas bon pour les hommes libres. L’avenir, il faut y penser à soixante ans, pas avant. Et encore … Ou alors on dessèche tout ce que l’on a dans la tête et le cœur, on devient tout petit et tout étroit, on a peur de tout et on passe à coté des plus belles choses. Préparer son avenir, c’est le grand piège de la vie. Il faut même ne jamais y penser. C’est comme ça qu’on rajeunit avec l’âge.
Il eut son rire désabusé.
– Il faut seulement accepter d’en payer le prix, comme moi en ce moment … Des fois, on ne sait plus si ça en vaut la peine.«
Personnage de Youri Kerloff,
La dernière manche (Tout l’or du fleuve),
Patrice Franceschi
Pour les 15 ans, lorsqu’on a des enfants, on essaie bien de faire en sorte qu’ils puissent avoir le maximum de latitude pour pouvoir faire des choix une fois adulte,qu’ils ne se trouvent pas dans l’obligation de, parce qu’il n’y a pas d’autres solutions, sans iren, c’est aussi un piège.
Après, c’est vrai qu’il y a des Jours on a plus envie de pleurer que de rire.
Il parait que « c’est en vivant qu’on apprend à vivre »
effectivement, après on voit ce qui a été raté,
mais il faut voir aussi que les choix faits ont apporté du bonheur et penser que l’on ne peut pas revenir en arrière. En avançant dans la vie l’espace de possibilités malheureusement diminue,
on a plus beaucoup de chance avec l’absolu, alors si Monsieur le Destin a semé un jour des cailloux du bohneur, il faut peut être essayer de ramasser
ceux qui restent pour en profiter et l’avenir
dira ce qu’il dira mais il ne sera pas que regrets.