De Bragança à Braga, 26/04/2011
Portugal
Rien ne laisse paraitre sur la façade en gré du 20 rua Sao Joao que cette maison bourgeoise aux fenêtres blanches accueille des voyageurs.
A part la représentation de Sainte Zita …
Je sonne, on verra bien.
La porte s’ouvre sur un grand hall d’entrée où trône un imposant escalier de pierre en colimaçon, tournant autour d’un ascenseur. Attiré comme un aimant, Petit Ginkgo va directement vers le panier de dragées menèzes de Pâques, en me jetant un regard interrogateur, très insistant.
Une sœur, puis une deuxième, puis une troisième arrivent. S’installe alors un dialogue de sourd entre elles qui ne parlent ni français, ni anglais et moi qui ne parle ni portugais, ni espagnol.
L’ambiance m’est pourtant incroyablement familière (et pour cause 🙂 ) et les sœurs sont prêtes à se plier en 4 pour être agréables à Petit Ginkgo.
Plafonds hauts, tapis de couloir, parquets brillants, tableaux religieux et objets décoratifs, un air de quiétude emplit la bâtisse, comme si le temps n’avait pas de prise ici. Je boude le confort d’une chambre avec salle d’eau pour en choisir une plus lumineuse donnant sur une façade d’azulejos.
Assurés d’un toit pour la nuit, nous partons légers escalader les marches du très baroque Bom Jesus do Monte. Endroit magnifiquement propice aux jeux fontainiers de Petit Ginkgo et à quelques travaux photographiques appliqués pour moi.
Bom Jesus do Monte – Braga (Portugal)
Voilà des jours que nous ne nous sommes pas assis à une table pour manger.
Au diner, sous les arcades de gré du réfectoire de la casa Santa Zita, nous faisons la connaissance d’Anna, ancien professeur de Religion et Morale (wahou … ils ont des cours incroyables au Portugal !), venue étudier la psychologie à Braga pour se reconvertir.
Elle nous souhaitera la bonne nuit en nous embrassant.
L’odeur de laque à cheveux est décidément persistante dans cette chambre. Une fois, les volets de bois intérieurs fermés, la chambre reste très chaleureuse. C’est sûrement du aux lampes de chevet de diamantaire, à moins que ce ne soit les napperons sur le bureau ou la coiffeuse, ou peut-être est-ce ce fauteuil de velours vert. Plus l’habitude de ce confort à l’ancienne, surtout pour un si petit prix.
Ce soir, Petit Ginkgo ne demande pas son reste,
c’est comme s’il dormait chez de lointaines vieilles tantes portugaises.


merci de nous faire partager ce parcours