La même question se pose tous les dimanches soir … à l’heure où la voiture s’éloigne.
Ne faut-il pas se mettre volontairement en équilibre instable, pour être capable de changer la tournure de sa vie ?
Comme un artiste qui n’insuffle du talent dans son œuvre que lorsqu’il a le ventre vide ou comme un jeune migrant, à cœur perdu dans ses études, pour sortir de sa condition.
Le meilleur moyen pour se laisser toucher par les opportunités -ou de les provoquer- est de ne pas se laisser engourdir.
Probablement risible, voire affligeant de lire cela, pour un bien-pensant mais n’est-ce pas plus raisonnable de changer de job ou d’orientation, tant que l’on n’a pas encore totalement perdu son âme ?
Une telle pensée n’est-elle pas grotesque alors que nos parents se sont saignés pour nous offrir la capacité du choix, la possibilité de se poser cette question ?
Comme si on jouait la deuxième génération de Le Loup et le Chien, quand le Chiot lorgne sur la vie du vieux Loup et de sa descendance …
Il y a un monde en dehors des plans de carrière bien formatés.
Petit à petit la fougue se fait grignoter et Capsicum n’est plus sûre d’avoir suffisamment la gnak … Agir avant que la substantifique moelle ne disparaisse entièrement.
Une chimère ?
Jeter tout dans la balance ou simplement faut-il cesser de prendre la vie quotidienne au tragique ?
La réponse, comme toujours, se situe probablement
à l’interface de ces deux solutions …
Mais s’y ajoute le poids de l’inexorable fuite du temps. Un temps trop précieux pour rester indécis trop longtemps, pour le laisser en friche, au risque que la chance ne vienne jamais. Tout comme enfant, déjà touché par la fugacité du temps, le Capsicum ne pouvait se résoudre à le gaspiller en sommeil.
« Heureux, les simples d’esprit ! »
La vie est parfois bien compliquée pour les insatisfaits chroniques.
[…] lire aussi : Réflexion récurrente. […]
17 Juillet 2010
Voilà qui est fait …. Mode Reset