Je ne saurais vous décrire mon amertume, mon désespoir. Mais vous pouvez vous imaginer ce que je ressentais ; pour un homme à qui l’on a donné toute sa vie, n’être pas plus qu’une mouche, qu’une main indolente chasse avec lassitude ! De nouveau une vague de fureur enragée passa sur moi.
Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Stefan Zweig (1881-1942)
Ecrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien.
Un neurone sur cet ouvrage et l’autre à réfléchir a posteriori, il m’apparait qu’éprouver, un jour, des émotions d’aussi forte amplitude conforte la pertinence des choix et contribue à la richesse d’une vie, consciente du trésor que sont des sentiments, peut-être moins éblouissants mais substantiels.
L’avocat du Diable dirait qu’on ne leur a
pas laissé le temps de devenir moins chaotiques. :p
Quoiqu’il en soit … « vivre, vraiment vivre, c’est d’abord ressentir ! ».
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