‘Objectif 10 km’ au Run in Lyon atteint !
Quelle est cette secte grand maitre ?
En ce dimanche matin, tous habillés de manière identique convergent dans la rue déserte vers la bouche de métro, sortent à la même station et viennent se parquer dans leur sas en fonction de leur cadence de course, 10 km, semi-marathon et marathon confondus.
Je brouille les pistes sans le fameux T-shirt jaune-10 km, m’étant engagée à porter un T-Shirt un peu moins saillant mais pour la bien nommée association à but humanitaire ALPNA – ‘Aidons Les à se Passer de Notre Aide’, histoire d’exposer ses sponsors sur le parcours.
Au bout de 27 min d’attente, le sas des petits joueurs (rose) est amené à la ligne de départ.
Enfin petits joueurs, c’est beaucoup dire car je découvre que ma partenaire de papotage pré-départ est une future marathonienne …
Ceux qui s’échauffent avec assiduité depuis 45 min sont-ils toujours en forme ? Comme l’impression que tout le monde me double.
Impossible de me trouver un lièvre, je préfère assumer mon rythme sans complexe, sans me laisser galvaniser par l’ambiance.
Les berges de la Saône sont pleines de coureurs. J’apprécie les supporters aux fenêtres munis de de casseroles et cuillères en bois. Une participante prend même le temps de s’arrêter à plusieurs reprises pour prendre des photos.
Les vantards très affutés qui m’entouraient au départ ont disparus et je continue à me faire doubler par la multitude. Les kilomètres s’égrainent au passage du Pont du Maréchal Koenig. Si je ne me souviens d’aucun visage, je ne peux oublier ces yeux … tatoués sur l’arrière des mollets d’un semi-marathonnien.
Pas de douleur particulière, je m’applique à corriger la posture et à fluidifier la respiration alors que nous passons sur la place des Terreaux pour un ravitaillement des 5 km, déjà dévasté. Heureusement, j’ai prévu le coup. Nous lâchons les coureurs de 21 et 42 km quand soudain, je commence à dépasser mes premières jolies nanas vêtues très très court, sans parler de cette femme sur-bronzée qui ne pose que la pointe du pied.
L’histoire ne dit pas si elle arrivera à bon port.
Les berges du Rhône offrent quelques pavés fort désagréables quand nous commençons à croiser nos compères ayant dépassés les 8 km. Je continue à remonter de plus en plus de participants, prenant garde à ne pas me laisser griser par l’euphorie des percussions qui mettent une terrible ambiance.
Les organisateurs nous ont réservé une petite côte bien sentie au 9ème kilomètre, histoire de finir de nous couper les pattes en beauté. L’arrivée n’étant plus très loin, je me sens malgré tout pousser des ailes … un peu trop tôt, d’ailleurs.
Et voilà, c’est déjà fini en moins de 1 h 08 min.
Quand je repense à mon état physique 3 mois auparavant, l’émotion me gagne. Un frisson de fierté me parcourt pour cette petite victoire personnelle.
Et dire que c’est déjà fini. Tout ça pour ça.
La marathonienne qui me tenait compagnie dans le sas de départ en a encore pour 3 autres heures, alors que les grandes gueules du début se jettent sur le ravitaillement d’arrivée avec bien moins de verve.
Après quelques étirements, nous voilà tous sur le même quai de métro.
C’est bien beau, mais que vais-je faire maintenant ?

J’ai regardé le classement des 10km et ne t’ai pas trouvée, faute de nom…Mais je suis sûre que tu es arrivée en bonne place. L’essentiel étant de participer, félicitations pour ce bel effort. J’ai mis un rappel sur ma page FB. ….Entre voisines, bien sûr. BRAVO.