Ninportnawak (en 1 seule leçon) !

… ou Comment dégoûter les bonnes volontés !

Ce soir, ‘Capsicum Bonne Poire’ reçoit tous ses voisins pour leur délivrer les colis que son fainéant de facteur lui a déposé, en disant que LE destinataire n’était pas chez lui …
Difficile ensuite de refuser pour les trois autres encombrants quand on a accepté de filer un coup de main pour un paquet !

facteur colis

Quelle ne fut donc pas ma joie quand
‘Facteur Poil dans la Main’ sonna à nouveau à ma porte !

- J’ai un colis pour vous ! Au fait, ça s’est bien passé avec les autres colis, la dernière fois ?
– Et bien vous vous foutez de la gueule du monde, puisque vous m’avez collé ces colis, sans même vous donner la peine de sonner chez les gens. Trois d’entre eux étaient présents le jour de votre passage.
– Oui mais vous comprenez, il n’y a jamais aucun numéro de boite ou d’interphone sur les adresses alors ça prend trop de temps.
– Accessoirement, c’est quand même votre boulot, pas le mien ! A priori, vous êtes payés pour, pas moi.

Notez cependant qu’il a quand même bien fallu que ‘Facteur Poil dans la Main’ repère les boites pour y introduire les avis de passages disant aux destinataires que leurs paquets étaient chez moi …

Manifestement le stratagème est bien rodé.
Et même s’il est blindé de taf, c’est mal faire son boulot. D’ailleurs, si c’est un problème de fond, ce n’est pas aux particuliers de palier à un manque de personnel.

Mais pourquoi moi ?

Parce que, contrairement à la mode lyonnaise, nous faisons figurer le numéro de boite sur notre adresse, pour justement tenter d’éviter les effets secondaires d’un ‘je m’en foutisme’ caractérisé.

Anooki Nakina

La nouvelle passion du Phare depuis ces dernières fêtes des Lumières à Lyon …

et notamment quand ils se sont invités à l’Opéra, cette année !

www.anooki.com

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Proverbe Irlandais

Le rire et le sommeil sont les meilleurs remèdes du monde.

Proverbe Irlandais

En tout cas, ils sont les miens … avec la parole, peut-être.

Matthieu Ricard #7

En vérité, l’égoïsme pèche principalement par ignorance.

S’il comprenait mieux les mécanismes du bonheur et de la souffrance, il accomplirait son propre bien en faisant preuve de bonté à l’égard d’autrui. Jean-Jacques Rousseau le notait : “Je sais et je sens que faire du bien est le plus vrai bonheur que le coeur humain puisse goûter.” Pour le bouddhisme, se vouloir véritablement du bien, c’est aspirer à vivre chaque moment de l’existence comme un moment de plénitude, c’est vouloir atteindre un état de sagesse, affranchi de la haine, du désir égocentré, de la jalousie et des autres poisons mentaux. Un état qui n’est plus perturbé par l’égoïsme et qui s’accompagne d’une bonté prête à s’exprimer à l’égard de tous ceux qui nous entourent.

Matthieu Ricard,
Plaidoyer pour l’altruisme – La force de la bienveillance,
(Ed. Nil 2013), page 162

L’anglais dans la bouche des frogs

La speakerine de France 2 annonce “Castle” pour demain soir.

Sauf qu’elle prononce “cassel” comme Vincent Cassel.
Je lève donc les yeux et m’aperçois qu’elle devrait à minima consulter la voix de Google Trad pour vérifier son accent.

Je ne suis pas moi-même très douée en accent anglais mais j’estime qu’à notre époque, il est affligeant que la demoiselle ne prenne pas plus au sérieux son métier publique …

… au point de réussir à écorcher les oreilles
d’une mauvaise anglophone comme moi.

Au passage, pourrait-on dire aux enfants que leur super héros en collant s’appelle SpiderMan comme la traduction d’Homme Araignée en anglais et non Sp-i-deur M-a-n ?

Petit Biloba, un enfant +++

Fâché, il est très en colère. Content, il est très heureux.

Pas de demi-teinte.
Alors évidemment ses réactions sont proportionnelles à ses émotions : autant Petit Biloba (2 ans et 4 mois) apportera un ballon ou un doudou à un petit qui pleure, autant un petit copain qui lui tire le manteau recevra une mandale et celui qui ose lui emprunter une voiture se verra bénéficiaire d’un bon coup de voiture sur la tête.

Des fois, Capsicum ne sait plus où se foutre … dans le monde des adultes !

Adapation-3D-du-petit-prince-de-St-Exupéry-3

Film d’animation 3D du petit prince de Saint-Exupéry

A la maison, cela se traduit par un campement inconditionnel sur ses positions. Ainsi s’il a décidé qu’il ne rangerait pas un jouet, peu importe ce que nous pouvons mettre en place, il faut des trésors de patience pour arriver à nos fins. Il nous pousse dans nos retranchements et il faut vraiment faire appel à notre raison pour rester le plus calme possible dans notre fermeté. Un travail de tous les jours sur nos propres sentiments.

Merci Isabelle Filliozat, Matthieu Ricard, Faber & Mazlich … mais c’est un travail complexe.

Petit Biloba est un petit gars jovial qui adore dire bonjour aux passants et faire de grands câlins à ses proches. Il n’est pas avare de bisous et de rires. Un petit clown qui cherche à nous amuser.

Même s’il fait peu de phrase, il associe très bien les mots pour exprimer précisément sa pensée. “Avant”, “dessous”, “tout à l’heure”, “dehors” sont des termes de position dans l’espace ou le temps qu’il maitrise en contexte et parfaitement pour ce si jeune âge. L’enfant sait aussi maitriser le “moi” et le “je”.

Beco mon petit aux cheveux d’or.

NB : Pour envisager une rentrée de septembre 2015 où il ne serait pas catalogué comme la Terreur de la classe, nous travaillons sur le respect des autres, des règles et les mots “Arrête” et “Stop”. Pas toujours facile !

Et pendant ce temps … #2

Depuis 18 jours, le Pico Pequeno de la caldeira de Fogo (Cap Vert) a déversé tellement de lave que le village de Portela a disparu et celui de Bangaeira est en train de subir le même sort.

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par Mustafa Kerim Eren

Même si l’activité volcanique a diminué dans l’ensemble, la lave continue de se déplacer lentement vers Fernão Gomes. Une fois là, la vitesse de la coulée serait accrue par la pente du volcan vers l’océan Atlantique.   Dans ce cas, la ville côtière Fonsaco serait sérieusement menacée. Les résidents de Fonsaco ont déjà commencé à évacuer les maisons et à protéger leurs possessions dans des endroits sûrs.

Déjà 229 maisons ont été détruites et 850 personnes évacuées selon les chiffres officiels.

Se bousculent dans ma tête, tous ces visages, ces images, comme la fresque sur les murs de l’école et les sourires des enfants qui me présentaient leur chien. La dernière coulée refroidie depuis 1995, nous avait beaucoup impressionné, en pensant à toutes ces personnes ayant tant perdu.

La compassion m’envahit et avec elle la recherche d’une association venant en aide à la population. Difficile de trouver une adresse de confiance.

Je me sens si impuissante.

L’image du si paisible Pedra Brabo sous la lave m’émeut aussi.
Finalement Patrick, l’inspirateur des lieux a eu le nez creux de vendre son bien en 2012 … A contrario, Mustafa et Marisa ont eux, à la fois perdu Pedra Brabo mais aussi leur Casa Marisa.

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Pedra Brabo avant.

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Pedra Brabo après …

Si Petit Biloba avait une nounou ou était un peu plus vieux,
j’y serais déjà !

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Neues von Fogo
Mindelo Infos

Mot d’Enfant #100

Petit Biloba (2 ans et 4 mois) mime une course d’avion avec une figurine de Planes.

“Pied ! Paté !”

Comprenez “Prêts, partez !”

 Mots d’Enfant

Matthieu Ricard #6

“L’idéal du bouddhisme est la bodhicitta : “l’aspiration à atteindre l’Eveil pour le bien des êtres”. En outre, cette aspiration est le seul moyen d’atteindre le bonheur pour soi-même, comme l’écrit Shantideva, maître bouddhiste indien du VIIème siècle, dans son ouvrage intitulé Le Chemin vers l’Eveil :

Tous les bonheurs du monde viennent
De la recherche du bonheur d’autrui;
Toutes les souffrances du monde viennent
De la recherche de son propre bonheur.

A quoi bon en dire davantage ?
Comparez seulement l’être puéril
Qui agit dans son propre intérêt
Et le sage qui oeuvre au bien des autres !

(…)
La recherche du bonheur égoïste semble vouée à l’échec pour plusieurs raisons. Tout d’abord, du point de vue de l’expérience personnelle, l’égoïsme, né du sentiment exacerbé de l’importance de soi, s’avère une perpétuelle source de tourments. L’égocentrisme multiplie nos espoirs et nos craintes et nourrit les ruminations de ce qui nous affecte. L’obsession du “moi” nous conduit à magnifier l’impact du moindre évènement sur notre bien-être, à regarder le monde dans un miroir déformé. Nous projetons sur ce qui nous entoure des jugements et des valeurs fabriqués par notre confusion mentale. Ces projections constantes nous rendent non seulement misérables, mais aussi vulnérables à toutes les perturbations extérieures et à nos propres automatismes de pensée, qui entretiennent en nous une sensation de malaise permanent.”

Matthieu Ricard,
Plaidoyer pour l’altruisme – La force de la bienveillance,
(Ed. Nil 2013), page 89-92

Quand la grande distribution veut tuer le Père Noël !

A la radio, je ne cesse d’entendre cette publicité Carrefour qui met en scène deux femmes expliquant qu’il faut prendre la liste de Noël d’un enfant et se ruer sur les promos Carrefour.

Et je vous passe les reportages télévisés. Mais fermez là.

La féerie de Noël vaut mieux que ça.

Société de Consommation

Mais pourquoi, comment … #10

… les gens se marient-ils ?

Peut-être pour avoir la joie de fêter leurs anniversaires de mariage !

Et si nous fêtions nos 14-15 ans de non-mariage en Polynésie ?

Ah oui … Oups, nous n’avons pas d’argent.
(Mais moi, je me vois bien emmagasiner des souvenirs et générer de l’inspiration, veiller sur la flamme, plutôt que me demander ce que nous avons fait ces 5 dernières années, bien au chaud, bien raisonnables)

Mais pourquoi, comment ?

A lire aussi Mariage

Vieillir …

… est dans l’ordre des choses.

Les acteurs et autres personnages publiques qui m’accompagnent depuis l’enfance prennent un coup de vieux les uns après les autres. Certes, le temps a passé et mes parents ne sont plus tout jeunes non plus.
Par la force des choses, ils me poussent à m’observer dans le miroir.

Comme la jeunesse est belle au naturel. Cependant passé trente-cinq ans, le naturel s’apparente à du laisser-aller dans notre occident bien pensant.
L’ère de la sophistication aurait-elle sonné ?

J’ai pris cher ces dernières années !
Mes ‘formidables’ enfants pèsent sur mon visage et mon corps. Je devrais en être fière, pourtant petit à petit, je m’attèle à retrouver au moins ma ligne.

Si moi, je suis périmée physiquement, il semble que quelques potes du cercle élargi, eux, soient devenus de vieux cons aient pris un méga coup de vieux relationnel.

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Alors qu’à une vingtaine, nous cherchons un compromis de dernière minute pour le nouvel an 2015, les mêmes qui jouaient les anarchistes et poussaient la fête jusqu’à pas d’heure, réclament aujourd’hui leur confort et leur intimité absolue, quitte à entasser les autres et leurs enfants dans les chambres qui restent (ce qui dans la pratique ne me gène pas, mais sur la forme me laisse songeuse !)

En effet, il s’avère que les plus exigeants d’entre nous sont sans enfant.
Cause ou conséquence, les supposés plus libres n’envisagent aucune concession, sinon ils ne viennent pas …

Je vois votre empathie monter !
Mais non, aucun parent ne pensait à leur imposer leurs rejetons dans la même chambre. Il s’agissait qu’ils partagent une chambre entre ‘miochophobes’. Mais, ils ne doivent pas se supporter non plus entre eux.

Les anciens étudiants qui partageaient volontiers un dortoir pour passer quelques heures ensemble sont manifestement devenus de grands bourgeois arides et narcissiques.

Fait pas bon vieillir !

En seconde réflexion, j’ai finalement l’impression que les enfants, ça conserve …

Nota : Entre nous, je n’ai rien contre ceux qui ne veulent pas d’enfant.
Moi-même je n’étais pas gaga à l’idée de devenir mère. Mais plus les années passent et plus je m’aperçois que les enfants m’ont fait évolué intellectuellement et spirituellement. Ils m’ont aussi appris la tolérance.

Hermann Hesse #8

“Je voudrais à présent te dire quelque chose ; une chose que je sais depuis longtemps et que tu sais déjà, toi aussi, mais que tu as peut-être préféré ne pas encore t’avouer. Je vais te révéler ce que je sais sur moi, sur toi et sur notre destin. Toi, Harry, tu as été un artiste et un penseur ; un homme débordant de gaieté et de foi ; toujours à la recherche du sublime et de l’éternel ; ne se satisfaisant jamais de ce qui est joli et médiocre.

Mais plus la vie t’a ouvert les yeux et fait prendre conscience de toi-même, plus ta détresse a grandi. Progressivement, tu t’es enfoncé jusqu’au cou dans la souffrance, l’inquiétude et le désespoir. Tout ce que tu connaissais de beau et de sacré ; tout ce que tu aimais et vénérais auparavant ; toute ton ancienne foi dans l’homme et dans la grandeur de sa destinée ne t’ont été d’aucun secours. Tout cela a perdu sa valeur et s’est effondré. Ta foi n’a plus trouvé d’air pour respirer ; or la mort par asphyxie est cruelle. Est-ce exact, Harry ? Est-ce là ton destin ?”

J’approuvai d’un signe de tête, approuvai, approuvai.

“Tu avais en toi une vision de l’existence, une foi, une exigence. Tu étais prêt à t’engager, à souffrir, à faire des sacrifices. Mais petit à petit, tu as remarqué que le monde n’exigeait de ta part aucun engagement, aucun sacrifice, aucune attitude de ce genre. Tu l’as compris : l’existence n’est pas une épopée avec des héros et autres grands personnages ; elle ressemble au contraire à un joli petit salon bourgeois où l’on se satisfait pleinement de manger et boire, de déguster le café en tricotant des chaussettes, de jouer au tarot en écoutant la radio.

Quant à celui qui est animé de désirs, qui porte en lui autre chose, la grandeur héroïque et le sublime, le culte des grands poètes ou celui des saints, c’est un fou et un Don Quichotte. (…)

Je ne les comprends que trop bien, tout comme ton dégoût de la politique ; ton découragement face aux bavardages et aux gesticulations irresponsables des partis, de la manière dont l’époque contemporaine pense, lit, construit, fait de la musique, festoie, se préoccupe de culture ! Tu as raison, Loup des steppes, mille fois raison, et pourtant, tu dois disparaître. Tu es bien trop exigeant et affamé pour ce monde simple et indolent, qui se satisfait de si peu. Il t’exècre ; tu as pour lui une dimension de trop.

Celui qui désire vivre aujourd’hui en se sentant pleinement heureux n’a pas le droit d’être comme toi et moi. Celui qui réclame de la musique et non des mélodies de pacotille ; de la joie et non des plaisirs passagers ; de l’âme et non de l’argent ; un travail véritable et non une agitation perpétuelle ; des passions véritables et non des passe-temps amusant, n’est pas chez lui dans ce monde ravissant …

Hermann Hesse, Le loup des steppes
p219 – Le livre de poche – Edition 19 – Août 2013

Hermann Hesse #7

Eh oui, j’avais souvent médité sur ce sujet, non sans parfois éprouver un violent désir de modeler un jour, moi aussi, le réel, de devenir un homme d’action sérieux et responsable, au lieu de continuer de me consacrer uniquement à l’esthétique et aux arts spirituels. Cependant, je finissais toujours par me résigner, par me soumettre à la fatalité. Les grands généraux et les patrons de l’industrie lourde avaient parfaitement raison : il n’y avait rien à faire avec nous autres, “intellectuels” ; nous représentions un groupe de brillants bavards parfaitement inutiles, étrangers à la réalité et dépourvus de tout sens des responsabilités. Pouah ! Un rasoir !

La tête emplie de ces réflexions et de l’écho de la musique, le cœur alourdi par la tristesse et le désir désespéré de vivre, de retrouver la réalité, un sens, une époque irrémédiablement perdue, j’étais finalement rentré chez moi.

Hermann Hesse, Le loup des steppes
p200 – Le livre de poche – Edition 19 – Août 2013

Un peu du sentiment éprouvé par Caps de retour du Café Littéraire du Festival Quais du Départ, ce 22 novembre 2014 .

Et pendant ce temps …

… le Pico do Fogo (Cap Vert) s’énerve !

Cette magnifique peinture colorée du Pico Pequinho que nous avions foulé est entrée en éruption samedi 22 novembre 2014.

“Fogo : Les coulées de lave envahissent progressivement plusieurs zones de la caldeira. L’une d’entre elles en particulier est sur le point d’engloutir le siège du Parc National de Fogo, inauguré il y a seulement quelques mois – il ferait actuellement l’objet de pillages. Pour éviter qu’elles n’explosent, les autorités cherchent à déplacer les lourdes batteries des panneaux solaires et à les mettre hors de portée.

Les routes ont également été recouvertes par la lave et seul un accès à pied reste possible dans le nord de la caldeira. La lave se rapproche peu à peu des zones cultivées.

D’après les autorités, la population des localités concernées a été évacuée à 90%, mais nombreux sont les curieux qui viennent assister au phénomène. Dans l’après-midi, des journalistes ont été arrêtés par la police après avoir voulu filmer un incident impliquant un militaire.”

Mindelo Infos, 24-11-2014

Une pensée compatissante pour les habitants de Chã das Caldeiras.

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Chã das Caldeiras (Fogo)

Le Mordor s’est donc éveillé …

Une harde de Monsieurs Du Con …

… était en liberté sur l’A48 aux alentours de 18h15, alors qu’Ange et moi tentions d’éviter un sur-accident, de nuit.

Deux bagnoles bien amochées obstruent 1 voie et 1/2 sur 3.
Peu importe ! L’automobiliste n’a pour seul code génétique que de réussir à passer coute que coute, slalomant entre les débris et sans se préoccuper de l’état de santé des gens impliqués dans l’accident qu’ils scrutent.

Déjà une belle brochette de M. Du Con devant nous.

Nous nous arrêtons.

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Ange a la présence d’esprit de nous faire revêtir les fameux gilets jaunes offert par Industrie & Co, il y a déjà bien longtemps.

Heureusement pas de victime, seulement une conductrice obnubilée par contacter ses proches, alors que ses enfants sont encore sur la voie de gauche de l’autoroute.

Un autre homme, qui s’était arrêté comme nous, se charge de conduire la famille de l’autre coté, pendant que je fouille dans le coffre de la dame pour trouver un triangle de signalisation afin de tenter de protéger les lieux. Pendant ce temps, Ange débarrasse les débris et le pot d’échappement sur la chaussée afin de rétablir la circulation sur une file.

Manifestement choqué lui-aussi, le conducteur de l’autre véhicule reste planté à l’arrière de son véhicule. J’appelle donc le 112 pour qu’on leur envoie la patrouille de l’autoroute. Nous nous plaçons sur la voie de droite en amont de l’autre véhicule (sans triangle) accidenté, pour faire ralentir les voitures arrivant sur les lieux.

C’est à ce moment, qu’une sauvage nuée de
Monsieurs Du Con entre en scène.

Le premier, d’un certain âge, arrête sa voiture sans permis à notre hauteur pour nous demander sa route.

“Monsieur, vous n’aurez qu’à demander votre chemin à la prochaine sortie !” = Putain, mais circule avant qu’une voiture te heurte.

Alors que le triangle de signalisation condamne la voie de gauche pour éviter toute collision avec le véhicule accidenté, un premier M. Du Con tente de le contourner par la gauche. Il est suivi par un deuxième, puis un troisième et enfin tous les Moutons Du Con se croient d’une intelligence supérieure, en faisant la même chose.

Nom de Dieu, que des connards égoïstes !
Pourtant si j’avais placé le triangle plus à gauche, il n’aurait aucunement servi à protégé la situation …

Heureusement arrivent rapidement les gars de l’autoroute avec leur véhicule à flèche clignotante faisant virer tous ces abrutis.

Le temps pour nous d’expliquer la situation aux professionnels
et nous nous éclipsons pour rejoindre Le Phare avec nos propres mômes.

Chronique de la Circulation

Une vie de contrastes

Un blouson d’aviateur sur les épaules,
il passe la porte de la Mairie du 3ème arrondissant.

Son visage buriné laisse paraître des traits tirés.

Il existe donc en vrai !

Assis à côté de sa tendre, il porte une sincère attention aux projections, tout en attendant avec impatience de s’en griller une. Par moment, il partage une anecdote en plongeant son nez dans la blondeur de sa fidèle.

Qu’est-ce que je l’aime elle ! Lui, aussi manifestement …

Lorsque l’organisateur lui propose enfin le micro, il s’envole et tacle au passage le conseillé municipal s’étant déjà éclipsé. Décidément, ses qualités d’orateur n’ont pas d’heure et peu importe la futilité de l’évènement.

La présentation de la programmation terminée, il prend le temps de discuter avec quelques inconnus. Pourtant je perçois qu’il n’a qu’une hâte : se retirer pour se reposer. Les dernières semaines ont été très intenses.

Il est donc un être humain ?!
Je lui serre deux fois la main pour en être bien sûre, mais chut …

Nous abordons ses dernières prises de position.
“C’est arrivé comme ça et puis il ne faut jamais lâcher ses amis …” m’explique-t-il.

Quelle étrange vie entre représentations et engagements !

Lundi, il repartira pour le Kurdistan.

Moi, je n’ai pas réussi à trouver ma voie hors des rails, malgré toute cette inspiration.

Internet Detox

Caps se bat contre elle-même tous les jours, afin de ne pas retomber dans les travers qui ont créé son trou noir 2012-2013 !

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Et encore heureux qu’elle n’ait pas de smartphone …

Mot d’Enfant #99

L’enfant agite son lit avec une telle force que celui-ci grince de plus en plus fort. Par ce biais, il exprime avec constance son mécontentement d’être obligé de s’abandonner à Morphée.

La bête parentale s’en va donc d’un pas lourd pour déverser sa colère dans la chambre du bambin, qui va finir par abîmer ce lit. Excédée par ces allers-retours répétés, je sermonne l’enfant.

Petit Biloba (2 ans et 4 mois) rassemble mes deux lèvres avec ses petits doigts afin que plus aucun mot ne s’échappe de ma bouche et me déclare tout doucement : “Maman, pas cri !”

Me voilà rappelée à l’ordre …

C’est étonnant comme j’ai du mal à canaliser mon agressivité face à l’obstination de ce petit gars. Filliozat sort de ce corps d’enfant.

Mots d’Enfant

Joe Dassin : le roman de sa vie (France 3)

Passionnée de Dassin depuis que j’ai l’âge de danser (donc à peu près l’âge d’un an !), je me souviens encore de ma tristesse en entendant, à la radio, l’annonce de sa mort à 41 ans, pour mon quatrième anniversaire.

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Suite aux quatre biographies parues en 2010, le très détaillé Un jour, Un destin Joe Dassin – Ses succès et ses regrets, diffusé le 19 septembre 2012 sur France 2, dévoile une nouvelle façon de présenter la vie du chanteur à la télévision.

A l’époque, je me souviens avoir pensé : “Mais pourquoi avoir attendu 30 ans pour enfin nous parler clairement de sa vie d’étudiant, pour détailler la période avec Maryse Massiéra devenue Grimaldi, la drogue et l’alcool et la relation tumultueuse avec Christine Delvaux ?”

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Pourtant Joe Dassin : le roman de sa vie, diffusé sur France 3, ce 17 novembre 2014, est probablement la meilleure émission que j’ai vue, à propos de Joe Dassin, depuis de très nombreuses années.

Le réalisateur Pascal Forneri nous offre le récit d’un homme complexe à l’âme slave, “attachiant”, construit par son passé (comme nous tous, d’ailleurs) et dont le cheminement éclaire ses choix, sans s’appuyer sur le tragique ou le pathos.

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Je n’y ai rien appris, cependant, le côté obscure de Joe Dassin y est décrit sans langue de bois et soutenu par les honnêtes témoignages de ses proches.

En tout cas, lui qui faisait “des chansons pour aider les gens à vivre” a piqué la curiosité de mon enfance et à accompagné nombre de mes moments clairs ou sombres. Maintenant j’aimerais beaucoup lire les nouvelles qu’avait écrites Joe Dassin.

Encore 4 jours de replay !

Joe Dassin : sa femme, Maryse, témoigne [interview exclusive],
www.telestar.fr, 17-11-2014

Leadership et confiance partagée !

Dans le cadre de son cycle de Conférences “Les 4 Saisons de l’AISG”, l’Associationdes Industriels du Sud-Grésivaudan organise sa conférence d’Hiver, le Mercredi 26 novembre 2014 à 18 heures, à la Salle de spectacles Le Diapason
11 rue Jean Rony – 38160 Saint-Marcellin.

Elle accueillera Virginie Guyot, Etat major de l’Armée de l’Air à Paris, Bureau « Emploi des forces », Lieutenant-colonel, Pilote de chasse et Leader 2010 de la Patrouille de France sur le thème :

« Leadership et confiance partagée ! »

 

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Pour réserver, veuillez contacter Ysaline Risson, soit par mail ([email protected]) soit par téléphone au 04-76-38-21-18 (ou 06 07 17 60 73), avant le 19 novembre 2014 (oups, mais on ne sait jamais).

Fascinante !

Merci Michel ;)

Vent de folie au Phare

Passer une semaine seule avec les enfants en mettant toutes les quelques règles au placard …

… juste pour voir !

L’intéressante expérience n’est pas encore arrivée à son terme, mais déjà cela est très réjouissant avec l’enfant de 7 ans et un fiasco sans nom avec celui de 2 ans.

Prévisible, non ?

Quais du départ à Lyon

Le festival des livres et films de voyage se déroulera ce we, 22 et 23 novembre sur le bateau “La Plateforme”, 4 Quai Victor Augagneur, Lyon 3 !

quais du départ

Et cerise sur le gateau, le Café Littéraire du samedi 18h30 profitera de la présence de Patrice Franceschi, invité d’honneur du Festival, et Cédric Gras, auteur-voyageur.

Samedi 22 seront entre autres projetés TRENTE SAISONS À PENTECOTE à 15h et dimanche 23 à 17h30, “LA BOUDEUSE” AU VENT DE LA GUYANE, suivies à chaque fois d’une rencontre avec Patrice Franceschi.

LES ROUTES PERSANES de Mélusine Mallender et Christian Clot seront quand à elles projetées à 14h30, le dimanche 23.

Pour plus de précisions …

Demandez le programme.

Vous saurez où me trouver ce we :)

Automédication …

J’ai trouvé la réponse profonde à la question du début du mois !

Y a-t-il de plus en plus de ‘runners’ parce qu’ils ont trouvé, en la course à pied, le moyen de fuir la dépression mentale (ou sociétale, soyons fous) ?

Bon, c’est sûr, il faut un peu plus que courir !

Consultez, soignez-vous, demandez de l’aide,
la dépression n’est pas une fatalité sans solution !

Course à pied
Déprime (parce que je n’osais pas vraiment utiliser le mot dépression !)

Syndrôme de la page blanche … appliqué à la vie.

1 cours de salsa et 10 km de course à pied aujourd’hui …

… comme l’impression que Capsicum a de l’énergie à dissiper !

Elle sait profiter des moments simples de la vie, de l’instant mais uniquement si elle a un projet en point de mire, s’il y a un but à atteindre.

Ce pourrait être pathologique si elle n’avait pas observé ça depuis son enfance.
Peut-être a-t-elle besoin d’avoir des raisons d’être fière d’elle-même, même si cela coûte.

Sauf que là, à part trouver de quoi gagner sa vie, c’est le vide intersidérale sur la route de son avenir.

interrogation

Besoin d’un bon treck pour éclairer sa vie, mais personne ne semble comprendre qu’un mois ou six de salaire en plus n’inspirera pas son chemin, comme pourraient le faire un long périple à travers la montagne, le désert ou  l’humanitaire.

Comment l’extraterrestre de service pourrait-elle l’expliquer aux ‘comptables’ du quotidien, qui l’entourent ? (même si elle les remercie pour tout ce qu’ils font/ont fait pour elle)

Et puis pour trouver un travail, il faudrait avoir une vision claire d’un métier auquel elle souhaiterait se frotter.

Quel drôle d’angle sous lequel prendre la problématique, alors que le commun des mortels raisonnables estime qu’il faudrait d’abord prendre ce qui vient et rêver ensuite !

Ce qui mène pourtant généralement ses semblables, devant la machine à café, à répondre “comme un lundi”

L’esprit n’a pas d’âge et pourtant la vie est courte.