En vérité, l’égoïsme pèche principalement par ignorance.
S’il comprenait mieux les mécanismes du bonheur et de la souffrance, il accomplirait son propre bien en faisant preuve de bonté à l’égard d’autrui. Jean-Jacques Rousseau le notait : « Je sais et je sens que faire du bien est le plus vrai bonheur que le coeur humain puisse goûter. » Pour le bouddhisme, se vouloir véritablement du bien, c’est aspirer à vivre chaque moment de l’existence comme un moment de plénitude, c’est vouloir atteindre un état de sagesse, affranchi de la haine, du désir égocentré, de la jalousie et des autres poisons mentaux. Un état qui n’est plus perturbé par l’égoïsme et qui s’accompagne d’une bonté prête à s’exprimer à l’égard de tous ceux qui nous entourent.
Matthieu Ricard,
Plaidoyer pour l’altruisme – La force de la bienveillance,
(Ed. Nil 2013), page 162
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