La Boudeuse a vampirisé ma pensée … (vous l’aurez constaté !)
Ne passe pas une journée où je n’aille vérifier les news ou sans un bouquin à la main. Disons que la « philosophie » liée est tellement proche de mes conclusions que c’est comme si j’avais trouvé mon port d’attache « mobile », ma filiation intellectuelle appliquée.
J’ai longtemps pensé que ma conception de la réalisation personnelle, du temps qui s’écoule et de la densité de la vie était un handicap pour être heureux dans notre société. Or j’ai sous les yeux l’exemple sans complexe d’une volonté de vivre pleinement, même si elle demande rigueur et sacrifice.
Tant vivent anesthésiés …
Alors que ceux qui ont fait fructifier cet état d’esprit ont rué dans les brancards sans compromis, je me pensais suffisamment forte pour prendre les bons cotés de la vie ordinaire (l’enseignement qui rend libre, un métier rémunérateur qui offre les moyens de vivre ses passions, etc) pour atteindre mon but, sans me faire absorbée par le carcan prédéfini. Et des passions, j’en ai eu quelques unes … la voile, l’Australie, le parapente, les voyages, etc.
Mais c’était une présomption de jeunesse sûrement …
Car il y a les contre-parties : une lacune de temps, un formatage organisé, des devoirs naturels humains et moraux, une vie professionnelle au milieu d’un panier de crabe, une étiquette un peu trop uniforme.
Il y a 3-4 ans, j’ai du stopper la machine infernale de la vie pour ressourcer mon esprit, alors que j’étais en train de me perdre dans ce tourbillon si évident aux autres. Contre vent et marée, j’ai choisi mon chemin, sans aucun regret. Aujourd’hui, c’est comme une piqure de rappel alors que j’étouffe de la linéarité ambiante, si loin de mes aspirations.
Plus en tête que sauter « hors des rails de la vie telle qu’elle est conçue et décidée pour nous ».
Naturellement, je n’ai pas cédé aux sirènes usuelles … le confort outrancier, les crédits, l’ambition écrasante, les voyages minutes, les signes extérieurs de richesse.
Car le vrai luxe est le temps et l’espace !
« En restreignant mes besoins au maximum, ce que j’ai toujours pratiqué pour conserver le luxe suprême : le temps libre, ou mieux, pour conserver ma liberté d’action, comme on dit en langage stratégique. » Gérard Chaliand
Ce n’est pas une philosophie constituée intellectuellement sur le tard …
Il y a un atavisme sans doute contre lequel on ne peut rien, mais aussi des rêves d’enfance.
Petite alors que mes amies trainaient dans les cours de danse classique, je me délectais à apprendre descente en rappel, tir au pistolet, randonnée, ski, secourisme, voile, langage codé, plongée, course à pied et tout autre sport ou applications qui pouvaient me servir en cas extrêmes de … guerre, dénuement, protection, « caméléonisme » ou par plaisir.
Rassurée par les exemples, ma nature est donc bien plus à exploiter qu’à soigner. Tout ce que je sais aujourd’hui, c’est que :
« Le rapport au temps n’a jamais cessé d’être pour moi, le sentiment de sa précarité, de la vitesse à laquelle il passe, l’importance de l’utiliser au maximum, de brûler la chandelle par les deux bouts, et d’avantage si c’est possible. J’ai toujours eu ce sentiment chevillé au corps, et j’imagine que cela est affaire de tempérament. » Gérard Chaliand
L’objectif est donc de trouver, sans trop tarder, la suite de mon chemin pour faire de mon temps les meilleurs accomplissements.
Compatible avec faire pousser un enfant de 3 ans ??
[…] probablement pas autant de succès dans son domaine mais elle suis au moins son intuition et son propre chemin. C’est un début ! […]
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