Parmi la presse du jour, l’article réalisant l’analyse la plus posée de la situation et faisant taire les polémiques ayant suivi, est probablement celui de Guillaume Launay, paru ce matin dans le journal Libération.
«La Boudeuse» jette l’ancre et l’éponge au Venezuela, www.liberation.fr, 03-06-2010 (il sera en lecture gratuite dès demain …)
« Bien qu’ayant réussi à réunir un pool de sponsor, La Boudeuse avait pris la mer avec des finances en sursis, espérant que la dynamique de l’expédition suffirait à réunir les fonds nécessaires (1 million d’euros par an) au fur et à mesur. Mais « La crise est aussi passée par là avec ses restrictions budgétaires ». BNP Paribas, partenaire du capitaine depuis 10 ans, explique que son engagement était prévu pour s’achever en avril et que les partenaires ont manqué pour prendre le relais. »
D’autre part, l’empressement à juger la mission Terre-Océan, qu’ont certains médias et anonymes, me laisse perplexe …
Comme disait Benjamin Franklin » Il y a bien des manières de ne pas réussir, mais la plus sûre est de ne jamais prendre de risques ».
Et notre société s’offusque parce qu’elle ne sait plus en prendre.
La Boudeuse a fait un pari et pris un risque calculé … La preuve est que la valeur du bateau est bien au delà de la dette de 400 000 euros.
On oublie aussi bien vite le succès des campagnes L’Esprit de Bougainville (1999-2001) avec la Jonque et Les Peuples de l’eau (2003-2007) avec la même Boudeuse, ainsi que la réussite, au delà de toute espérance, des missions effectuées en Amazonie cette année et dont les retombées sont loin d’être exploitées égoïstement.
Entendre la voix des scientifiques serait du meilleur soutien …
« Jean-Louis Borloo est désolé de mettre un terme à notre aventure. Mais des choix sont à faire. Notre mission ne fait pas partie des priorités et je le comprends. Aucune polémique ne doit naître de cette situation. Le temps des explorateurs des Lumières est terminé. Il faut avoir des sponsors sur les voiles. L’exploration telle que Louis-Antoine de Bougainville la pratiquait n’est plus envisageable de nos jours. Des résultats immédiats sont demandés tout comme des retours sur investissement. »
Propos de P. Franceschi recueillis par Yann Monti pour Corse Matin, La Boudeuse vendue aux enchères après des voies d’eau financières, 03-06-2010
Patrice Franceschi est aussi parfaitement clair sur la situation dans l’interview donnée à France Info, le 02-06-2010, même si l’article associé ne s’inspire pas de son fair-play : La mission d’exploration de La Boudeuse coulée.
Quoiqu’il en soit chacun peut manifester son soutien : Sauvons La Boudeuse et navire@la-boudeuse.org
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