Enfant, Capsicum passait parfois ses vacances d’été en Suisse.
Entre parties de cache-cache au milieu des pins et gadins à vélo, les gamins allaient à la piscine ; une piscine fascinante avec ses immenses plongeoirs de 5 et 10 m …
Et quand on a 8 ou 10 ans, l’idée de sauter de si haut est très exaltante ! Monter les marches 4 par 4 pour atteindre le sommet au plus vite fait se diffuser une délicate excitation.
Sauf qu’une fois là haut, le premier pas en dehors des barrières fait ressentir un insoutenable tiraillement entre exaltation de s’élancer dans le vide et instinct viscérale de préservation ! La peur quoi …
Et bien voilà, c’est à cela que la situation actuelle se rapporte !
Capsicum est au bord du plongeoir, des papillons dans le ventre … plus qu’une petite impulsion pour sauter vers l’inconnu.
Une fois lancée tout sera plus simple, pas de retour en arrière possible, il ne restera qu’à nager dans le courant.
A l’époque, elle suivit le conseil farfelu de l’un des mômes qui lui affirmait que c’était encore mieux de sauter les yeux fermés …
… résultat …
… un plat retentissant immédiatement suivi d’une mémorable douleur qu’elle garda pour elle … histoire de ne pas égratigner son image de « Jolie Petite Dure » !
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