Quelle signature ?
Je ne sais pas, mais la senteur m’interpelle.
Le temps où j’exerçais mon nez dans les parfumeries à reconnaitre les labels et décrypter les fragrances est bien loin. Mes références olfactives datent un peu.
Un brin d’eucalyptus emplit le hall. L’effluve est de bonne facture. L’homme est raffiné. A en croire la note de cœur épicée, je le vois complexe au sourire franc.
Bingo !
Son visage finit par apparaitre dans ce halo entêtant.
Un bouquet d’arum blancs, anthurium rouge et orchidée entre les mains lorsque j’ouvre ma porte ; l’image me revient, encore stupéfaite par l’attention.
En effet plaisant, le mec ne m’offrait pas son âme mais toute sa reconnaissance de l’avoir sauvé de sa terrasse, un matin d’été indien.
Après avoir passé la nuit entière, en caleçon, devant la baie vitrée – fermée – de son appartement, son unique espoir de libération résidait en la personne d’un bébé d’un peu plus d’un an, se promenant sur notre balcon …
Trop amusant pour une réalité, ce pourrait être le premier chapitre d’un roman de Musso. Et pourtant, rien n’est inventé !
Décidément, j’aime le coté boisé de ce parfum. Il faudra lui demander.
L’homme avec qui il vit ne m’en tiendra pas rigueur.

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