Skip to content

Un heureux évènement

Louise Bourgoin et la naissance …

Je pensais voir un film acerbe, mettant en pièce tous les clichés de la grossesse et du nouveau né, tout en tombant avec humour dans le cliché inverse de la mère dénonçant l’ambiante obligation au bonheur, assortie à la fécondation.

Un-Heureux-Evénement-Rémi-Bezançon-Affiche

Alors certes, les gynéco, la poussette, les nuits ont le privilège d’être taillés en pièce avec le mot juste, mais petit à petit le film tragi-comique bascule dans la chienlit ordinaire, dont émane une odeur de vécu. Certaines dames diront que le métrage de Rémi Bezançon est exagéré, même si elles l’ont vécu.

Caps dirait que le scénario, adapté du livre d’Eliette Abécassis, est teinté d’une psychologie hormonale tout à fait légitime. De l’ordre de ces lames de fond qu’on ne comprend pas sur le coup, mais qui bouleversent la personnalité, jusqu’à ce que les choses rentrent dans l’ordre. Oui, mais dans quel ordre ?

Quand je vois comment le couple de l’immature héroïne tourne en ‘eau de boudin’, il ne reste plus qu’à louer l’intelligence de ces hommes qui savent qui aiment tellement leur belle qu’ils trouvent la ressource de comprendre l’insaisissable et sournoise situation, dont ils sont aussi les acteurs, plutôt que de zapper.

Résumer ces symptômes au ‘Post-partum’ serait bien mesquin, puisque l’environnement même des mères d’aujourd’hui pousse à ce mal-être, de part l’isolement intellectuel et pratique, les pressions sociales, les clichés paternels et le mythe de l’enfantement avec lesquelles ces nouvelles mères grandissent.

Voilà tout simplement le témoignage écorché d’une belle dépression.

A la question « Comment faisiez-vous à l’époque ? » Ma mère m’a répondu un jour « Nous ne nous posions pas autant de questions … ». Est-ce donc alors l’apanage d’une génération d’enfants trop égo-centrés, trop cultivés ou trop narcissiques pour se donner corps et âme à leur progéniture, sans en ressortir un brin abimés ?

Je ne suis pas sûre qu’Ange ait lui-même compris grand chose à cette période, mais l’inébranlable confiance qu’il portait en moi était comme un fresnel dans le brouillard.

En rire autant aujourd’hui que l’on était à la dérive hier, malgré une lucidité effrayante. Globalement, un film à voir avant de faire des gamins, histoire d’être plus au jus qu’un vague « C’est pas facile au début ! »

Published inDépression périnataleDéprimeMaternageMaternitéMétrage

Be First to Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Laisser ces deux champs tels quels :

Protégé par Invisible Defender. 8 367 spammeurs ont vu s'afficher une page d'erreur 403.

*
To prove you're a person (not a spam script), type the security word shown in the picture. Click on the picture to hear an audio file of the word.
Anti-spam image