Que l’aventure servait peut-être à cela : rencontrer sur son chemin des hommes qui vous jettent des leçons au visage. Celle d’Amanullah tenait en quelques mots : la vie est trop courte pour repasser chez soi.
Depuis lors, quand l’existence me place devant une bifurcation, me somme de choisir une voie, je me souviens de mon ami afghan et tâche de ne pas me diluer en atermoiements. J’essaie de sauter au cou de l’imprévu comme à celui d’un ami bien cher trop longtemps attendu.
Oh, j’en ai rencontré de ces professeurs hors les murs ! Ils ne se doutaient pas qu’ils transperçaient ma vie et que leurs faits et gestes infléchiraient ma course.
Sylvain Tesson, L’Aventure pour quoi faire ?
(Points – Aventure, Avril 2013, p36)

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