Au détour du blog Ostéopathie du Sport Essonne, Caps tombe sur quelques explications physiologiques montrant comment l’activité physique permet de sécréter de la sérotonine, un neuromédiateur agissant sur le système nerveux central et induisant différentes actions, notamment dans la régulation de certains comportements comme l’humeur ou l’émotivité.
Elle a également une action sur le sommeil, les troubles sexuels, les anomalies du comportement alimentaire comme la boulimie, et l’agressivité. Les tendances suicidaires peuvent aussi être expliquées par une faible production de sérotonine. De même que la dépression.
Parfaite illustration du billet Automédication … contre la dépression publié en novembre 2014.
Et comme l’entretien de ce blog a démontré qu’il est préférable de copier/coller que de produire un simple lien pour éviter les pertes d’information, voici l’objet d’intérêt :
L’effet du sport, de l’activité physique sur votre corps, un antidépresseur naturel ?
January 2, 2016
Lors de la pratique d’un sport, l’exercice musculaire entraîne un ensemble de modifications de l’organisme, comme la diminution de l’insuline, une augmentation des acides gras libres avec pour conséquence, une plus grande disponibilité plasmatique de tryptophane (L-Tryptophan) libre (non lié à l’albumine).
Cet état est fondamental car seule la forme libre du tryptophane peut traverser la barrière hémato-encéphalique et stimuler la synthèse de la sérotonine (5-hydroxytryptamine – 5-HT)(Serotonin) dans le cerveau.

L’activité musculaire prolongée entraîne une libération de tryptophane (acide aminé) par le muscle (1) et le foie (2). Traversant la barrière hémato-encéphalique, qui protège le cerveau, le tryptophane va favoriser la synthèse de sérotonine (3), essentielle dans la régulation de l’humeur, de l’anxiété, de l’appétit et du sommeil.
Autres effets de la sérotonine induite par le sport :
La sérotonine serait liée à l’humeur dans les deux sens. C’est-à-dire que le taux de sérotonine influencerait l’humeur, et que les pensées positives ou négatives influenceraient à leur tour le taux de sérotonine.
La sérotonine a également une action sur la douleur, la thermorégulation, le cycle veille-sommeil, les troubles sexuels, les anomalies du comportement de type troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et alimentaires de type boulimie.
Il semblerait que la sérotonine joue un rôle important dans l’embryogénèse et pourrait expliquer 50 % des cas de mort subite du nourrisson (MSN).
La sérotonine (en lien avec la dopamine) semble impliquée dans certains suicides, certaines formes de dépression et la genèse de comportements agressifs. Les tendances suicidaires peuvent être expliquées par une faible production de sérotonine.
Le taux de sérotonine est souvent lié à l’hérédité. Pour pallier à ces troubles, des traitements à base de sérotonine prescrits n’étant pas toujours suffisants, il est fortement recommandé de pratiquer régulièrement une activité sportive.
Les sources de sérotonine dans l’organisme :
Le tractus gastro-intestinal est l’ensemble organique le plus riche en sérotonine (80% du total de l’organisme), d’où le terme d’entéramine.
Le foie, les poumons, la rate, les reins, la glande pinéale et les glandes endocrines.
Dans le sang, on retrouve les plaquettes sanguines (thrombocytes) qui contiennent une bonne partie de la sérotonine circulante. Cette sérotonine plaquettaire pourrait avoir un rôle dans les migraines. Les mastocytes sont les types cellulaires les plus riches (800 mg/g chez le rat).
Le système nerveux central (SNC) et notamment le tronc cérébral.
La demi-vie de la sérotonine est longue dans les plaquettes et l’intestin, et très courte, dans le cerveau. La sérotoninémie est de l’ordre de 0.10 à 0.30 µg/ml.
Les aliments riches en L-tryptophane :
Des espèces végétales peuvent contenir des quantités importantes de L-typtophane comme par exemple, la tomate, l’avocat et surtout la banane (peau 150 mg/g)
Le riz complet
Les produits laitiers
La viande
Les arachides
Les protéines de soja
Les œufs
Le poisson
Les légumineuses
Le chocolat
La banane
Les amandes et les noix de cajou
La levure de bière
Comme nous l’avons vu, la production de sérotonine est non seulement dépendante de la quantité de tryptophane libre, mais aussi des concentrations des autres grands acides aminés neutres (leucine, isoleucine, valine, tyrosine, phénylalanine) qui rentrent en compétition à l’entrée du cerveau.
On retiendra que la consommation de repas sucrés a pour effet d’augmenter les concentrations de tryptophane dans le cerveau, tandis qu’une alimentation riche en proteines (paradoxalement, riche en acides aminés contient du tryptophane), a pour effet de diminuer les concentrations cérébrales de tryptophane et, par voie de conséquence, de sérotonine.
Sources :
http://www.sciencesetavenir.fr
Article initialement publié le 2 janvier 2016 dans http://www.xn--osto-du-sport-dhb.fr/


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