Attraper le bonheur, c’est vouloir retenir un papillon dans sa main ou le prendre avec un filet, disait la vieille Hélène du marais qui glissait sur les eaux noires avec le temps. Tu précipites ton filet sur lui et il s’abime, c’est un bonheur gâché.
Si c’est un bonheur agile, on ne peut le faire prisonnier et l’on court sans fin, c’est une agitation inutile, le bonheur est parti.
Parfois, il se laisse prendre sans dommage, il ne s’est pas débattu et il reste bien sage, un peu frileux sous le filet. C’est un bonheur fragile, fatigué, malade peut-être.
Si tu attrapes un beau bonheur, un papillon rare, sans l’abimer, si tu le prends dans ta paume et que tu la refermes pour l’emprisonner, il ne reste que de la poussière de bonheur sur tes doigts, si tu le piques sur un bois il meurt.
Il faut être comme l’arbre à papillons, prêt à accueillir le bonheur, et tu verras, il viendra sur ton épaule.
Les Dames de nage.
quand je lis ce post du 2 Mai 2010, je n’imaginais pas que le 5 à Namur je perdrai définitivement l’occasion d’avoir les réponses à mes questions.
l’arbre à papillons, s’il a la chance de voir le papillon rare, il faut qu’il ouvre vite ses fleurs,les unes après les autres, pour en profiter vite et longtemps sans l’abimer.
LE BONHEUR c’est peut être comme ça!!!