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Улаанбаатар – Ulaan baatar

Ulaan baatar
31 Juillet 2009

De nombreux clichés sur la capitale à l’esprit, à peine avions-nous posé le pied à Ulaan Baatar que j’avais hâte de partir vers l’immensité.

C’était d’ailleurs le programme prévu. Transfert de l’aéroport pour prendre le transmongolien vers le sud. Sur le chemin de la gare, une mégapole impressionnante grouillant de 4×4 se développe. Les véhicules roulent à droite mais leur volant est tantôt d’un coté tantôt de l’autre selon le marché d’importation.

De grands panneaux publicitaires ponctuent les bas cotés.

Les grands axes sont ornés de constructions neuves, quelques résidences surveillées affichent leurs grilles et leurs vigiles. Le trafic est dense et parmi les piétons, les femmes sont particulièrement coquettes et classieuses. L’irrégularité du pavé n’empêche pas les talons hauts !
L’architecture communiste côtoie les constructions récentes néo-gréco-romaines.

Une fois dans le train, les banlieues défilent et les palissades apparaissent cachant les yourtes du regard. Au loin, le portrait de Chinggis Khan se dessine sur la colline pendant que les gares multicolores ponctuent la voie.
Nous nous éloignons.

05 Aout 2009

Après une semaine de désert, nous revenons à la civilisation avant de repartir dans les steppes de l’Ouest.

Le temps de ravitailler, la découverte de la ville tentaculaire se fera au pas de course entre la place centrale où trône le héros national (Chinggis Khan), la poste, le magasin d’état qui n’a rien à envié à l’occident et le fameux marché où les locaux trouvent tout ce dont ils ont besoin à des prix plus raisonnables. La phobie du pickpocket développe une certaine paranoïa chez les européens qui s’accrochent à leurs sacs.

La cuisine locale est à mon goût … ce que je regretterai amèrement dans la nuit …

Il nous faut bien 45min pour rallier le camp de yourte d’une banlieue calme d’Ulaan Baatar où nous rechargerons les batteries. Sur le chemin, l’horizon est toujours bouché par une palissade de presque 2m. Derrière les lattes de bois, quelques petites maisons, mais surtout des yourtes.

L’appel des grands espaces me fait gravir avec ma comparse la colline, en surplomb, d’où nous découvrons une étrange scène probablement en rapport avec le chamanisme. (Notre présence n’étant manifestement pas la bienvenue, nous gravirons la butte en n’en menant pas large.)
De là haut, une multitude de petits carrés ponctués de blanc ou de couleurs très vives (les toits des maisonnées) tapissent la plaine. Beaucoup parlent de « bidonville » pour qualifier ces banlieues de palissades mais c’est propre et simplement économique d’habiter une yourte.

Certes cet habitat est un symbole du nomadisme et les voir ainsi parquées est plutôt anachronique, mais la plupart des familles ne semble pas vraiment souffrir de la situation.

Beaucoup d’éleveurs ont quitté les pâturages dans l’espoir de trouver une vie plus facile à la ville. Or Ulaan Baatar ne fournit pas autant de travail que nécessaire pour toute cette migration des campagnes. Le chômage encourage la délinquance dans certains quartiers.

Sans compter les terrains habités non stabilisés qui provoquent, comme quelques semaines auparavant, des glissements de terrain qui ensevelissent les yourtes malheureuses.
On dit que du coup, beaucoup de mongols de la ville repartent dans les campagnes pour reprendre l’élevage.

D’un autre coté, Ulaan Baatar est un grand centre culturel, mettant notamment à l’honneur la musique traditionnelle où cette viole au manche à tête de cheval, le morin khuur, joue un rôle central, ainsi que le magnifique et spectaculaire chant diphonique qui vous fait frissonner à 4m de l’interprète.

Dès la tombée de nuit, les chiens orchestrent leur concert qui ne s’arrêtera qu’au lever du soleil.
Au matin, nous nous échappons pour retrouver nos 4X4 russes, les pistes poussiéreuses et les troupeaux.
Absolument pas en forme, j’aurai absorbé ma consommation annuelle de coca en 24h.

18 Aout 2009

Ce n’est que 2 semaines plus tard que nous reviendrons à la capitale.
L’effervescence y est toujours aussi violente quand on revient des steppes, même avec l’impatience de découvrir le Monastère de Gandan et le Musée de l’Histoire Mongole.

Le long de la route, en pleine ville, les belles dames côtoient les chèvres à vendre, les véhicules forcent le passage. Nous ne retrouvons pas la yourte qui avait attiré notre regard installée dans un immeuble en construction. Vendue …

Pour conclure …

Ulaan baatar vit à l’heure des grandes capitales bien vivantes. Plutôt moderne, elle est victime de son attractivité et gère difficilement une telle concentration de population. La technologie et les belles voitures sont aussi présentes que la pauvreté. L’ancienne endormie du grand frère communiste s’est largement réveillée depuis 20 ans.

Loin des faubourgs affligeants imaginés, les habitants ne sont certes pas riches mais les yourtes restent un moyen simple d’avoir un toit au dessus de la tête. Rien de choquant pour moi. L’esprit nomade libre n’a pas encore disparu vu le capharnaüm des carrefours …

Le 21ème siècle voisine avec les habitudes des années 40 à la lueur des magasins containers, des officines automobiles et des petits cireurs de chaussure alors que presque tous ont le satellite. Le tourisme est devenu une industrie en pleine expansion et le centre de la ville un vrai quartier d’affaire.

Même si les citadins deviennent aussi individualistes que les occidentaux, certaines arrières cours rappellent les villages de la steppe. Il n’est pas rare aussi de cumuler plusieurs emplois pour gagner sa croute.
Bien que le rythme à Ulaan baatar soit un peu fou, j’y ai retrouvé cette potentielle capacité à s’investir dans des projets, même modestes. Il y a encore des chemins à explorer.

Finalement, bien qu’un peu irrationnelle et brouillonne, Ulaan baatar recèle de trésors insoupçonnés. Mais comme partout, il faut avoir quelques connaissances/amitiés locales pour les découvrir.

Je reste frustrée par le manque de temps …
pour appréhender plus en détail un pays de cette ampleur.

Photos à venir

Published inAu fil des jours...Mongolie

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