Oh non, ce n’est pas possible à 6 pages de la fin … à 500 km de l’arrivée de ce raid autour du monde sa « pitoyable compagne qui traîne ses ailes derrière elle comme un grand oiseau blessé ».
Décidément, rien ne sera épargné !
Exténué, plus par la bureaucratie carcérale mondiale que par les vols à proprement parlé, Patrice Franceschi clôt en Mars 1987, son pari de tour du monde en ULM, après 2 ans et demi dont 18 mois au sol.
Il n’est pas nécessaire d’être pilote soi-même (quoiqu’on y perde un peu …) pour apprécier ce récit d’aventure, parsemé de toutes les rencontres incroyables qu’un homme seul peut faire au fin fond d’une campagne étrangère, d’un désert accueillant, sous les trombes d’eau de la mousson, au cœur des ambassades et des administrations nationales ou sur le tarmac d’un aéroport.
Malgré cela, la solitude est palpable … comme une condition parfois douloureuse mais essentielle à un voyage initiatique … peut-être une des raisons pour lesquelles l’auteur aime tant le compagnonnage.
Il y a dans ce vivant récit quelque chose que l’on ne retrouve plus dans les livres suivants plus lissés : un tempérament, une révolte caractérisée, une opiniâtreté sans faille reposant sur l’expression pudique mais intense de sentiments personnels.
Ce qui est à dire est dit sans fard.
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Capsicum pensait à Matthieu de Quillacq tout au long de ces pages.
Qu’il ait autant de discernement, de constance, d’appuis et de chance au final …

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[…] Capsicum n’était en train de lire La Folle Equipée, elle ne noterait pas la différence de fortune entre le pilote du Sirocco persuadé de se […]
[…] images que l’on découvre dans le documentaire La Folle Équipée sont pratiquement les seules témoignages personnels publiques : Alors que Franceschi a laissé un […]
[…] Franceschi, La Folle Equipée […]
[…] Apparait parfois ce sentiment diffus, (oserais-je le dire) que la reconnaissance nourrit quelques uns de ses besoins. Il ne se vante pas de ses “médailles” (Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille de l’Académie de Marine, Lauréat de l’Académie Française (prix Broquette-Bonin), Médaille d’or de l’Académie des sports, Victor de l’aventurier, Prix Liotard de la Société des Explorateurs Français, Grande médaille de l’exploration de la Société de Géographie), mais utilise efficacement ses brevets de toute sorte (Breveté pilote avion et ULM, voltige aérienne, breveté parachutisme militaire et civil, breveté plongeur, judo et karaté. Moniteur fédéral de voile 2e degré). Étudier la philosophie et pourquoi pas devenir Docteur en Philosophie, s’il a le temps. Il est foncièrement respecté pour ses prises de position actives, notamment auprès de Amin Wardak en Afghanistan, ses initiatives humanitaires, comme la fondation de Solidarités et sa capacité à monter de tels projets d’exploration (financement compris). Bien qu’il vive la majeure partie de sa vie dans des contrées reculées, son carnet d’adresse semble lui offrir d’efficaces laissez-passers. Plus rien à voir avec ce pilote trentenaire, ayant mis l’Afghanistan entre parenthèse pour s’adonner à ce nouveau projet, qui subissait les affres de la bureaucratie mondiale, le contraignant à rester au sol 18 mois durant sa folle équipée. […]
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