Seul capable de s’imposer sur le remords cuisant que j’éprouvais, une idée s’est formée en moi : l’orgueil est la force la plus destructrice qui existe au monde, celle qui nous pousse à ne plus considérer que la pulsion de défendre nos si fragiles certitudes, et donc d’ignorer toutes les autres interprétations du scénario qu’est notre vie.
Il nous conduit à adopter une position et à ne plus en bouger, nous empêche de seulement considérer la raison pour laquelle quelqu’un nous supplie de l’écouter.
L’orgueil va si loin qu’il peut nous obliger à repousser la seule personne nous ayant jamais offert la chance d’un bonheur véritable. L’orgueil tue l’amour.
Cet instant-là (Poket édition de janvier 2013)
Douglas Kennedy (1955), Ecrivain américain
Voilà, je vais être obligée d’aller à Berlin, maintenant.


Je ne sais pas si l’orgueil tue l’amour ou si tout simplement, puisqu’il y a cette notion de surpuissance de soi ou supériorité, » l’autre » n’a pas de place pour exprimer ce qu’il ressent , donc pas d’amour partagé, l’amour est tué dans l’oeuf………