Ce n’est pas tant que je veuille ressembler à la grande brune qui tricote des serpillères, mais j’ai réalisé hier que devenir écoutant à SOS Amitié pourrait être fort intéressant.
En effet, à force de chercher de l’humanitaire aux quatre coins du monde, je commence à me dire qu’il y a tellement à faire en France !
Moins exotique certes, mais probablement plus abordable que partir des mois quand on a des enfants encore jeunes (6 ans et 15 mois).
D’autant que paradoxalement, bien que les moyens de communication se développent sans cesse, l’individu est plus que jamais confronté à la solitude, car sa parole n’est pas écoutée.
Après tout pourquoi ne pas mettre au service de ceux qui la sollicitent cette qualité d’écoute naturelle et affinée pendant de nombreuses années avec les amis ?
D’autant que la vision de l’écoutant par SOS Amitié me semble plutôt saine :
« L’écoute ne s’improvise pas et nécessite une compétence.
– Offrir bénévolement sa présence, son temps, sa patience, sa tolérance ;
– Accueillir le mal-être et la souffrance de l’autre, respecter son rythme, son volume sonore, son discours ;
– Se décentrer de soi, pour se centrer sur lui, être là, simplement ;
– Chercher à desserrer l’angoisse de l’appelant en lui permettant de retrouver sa propre initiative.Être non-directif, selon les concepts élaborés par Carl Rogers : empathie, neutralité bienveillante, préjugé favorable et inconditionnel.
Conserver l’anonymat appelant/écoutant, qui restitue à l’être humain son espace de parole, son appartenance à une société, à un mode de vie et à une naissance.
Cette compétence requiert un état d’être et nécessite un apprentissage.
On ne devient écoutant qu’après une sélection rigoureuse et une longue formation. »
Comme de bien entendu, c’est quand mon planning est surchargé que je pense à une nouvelle activité. D’autant que la formation, dispensée par des psychologues, des psychanalystes et des écoutants expérimentés semble certes fort intéressante mais conséquente : 80 heures sur plusieurs mois.
Et si je commençais à appeler les deux personnes qui auraient besoin d’un coup de fil régulier et que j’oublie par fatigue préalable de l’implication qu’elles ne manqueront pas de solliciter.
En tout cas, pour ceux qui aurait la vocation, SOS Amitié cherche des bénévoles.
A creuser.
A moins qu’il existe le même genre d’association pour la parentalité.
J’aimerai bien aussi partager l’expérience qui nous permet de vivre sereinement avec nos enfants.

J’ai maintenant compris pourquoi cette démarche à SOS Amitié m’intéresse.
C’était pourtant si évident … apporter à ceux qui en ont besoin ce qui m’a manqué durant les heures sombres.
Il est plus facile d’écouter les inconnus que
ceux qui nous sont proches, mais l’énergie à fournir est au moins aussi importante. Il faut donc te poser la question « de la fatigue préalable » ???????????????????? Que peux-tu investir dans l’écoute ?????????????????