Dites moi que vous n’êtes pas de ces femmes organisées (ou moins organisées … !) qui pensent à tout pour leur famille : dentiste, course, réunion parents-profs, banquier, gâteau d’anniversaire, fuite dans la salle de bain, déjeuner du petit dernier dans le sac, paie et déclaration de la nounou, réparation de la machine à laver, rdv chez le garagiste, nouvelles chaussures à acheter, activité physique, cadeaux …
… mais qui fleurtent avec un sentiment de profonde solitude.
Qui voudrait entendre que votre patron vous fatigue, que votre ambition a du plomb dans l’aile, que vous vous sentez bien la seule à vouloir améliorer la situation, que vous avez des doutes sur vos capacités à surmonter des détails, que vos grandes théories sur l’éducation ont les limites de votre humeur, que vous ne savez plus vraiment dans quelle direction aller pour soulager l’existentiel, que vous avez perdu cette vision légère de la vie qui faisait tout votre charisme, que vous ne supportez plus de passer vos soirées au téléphone pour échanger des banalités avec des interlocuteurs qui ne veulent pas entendre, que vous n’avez finalement personne à qui confier l’imprononçable, que vous lâchez la rampe, que vous êtes au bord de la dépression ?

Dites moi que vous ne faites pas parti de ces magiciennes qui gèrent le quotidien d’une main de maitre mais qui une fois la porte fermée et les enfants couchés, mettent en doute leurs choix de vie et leur capacité d’action.
Dites moi que vous ne faites pas parti de ces femmes, soutiens fidèles de leurs amis, leur conjoint, leur famille étendue et qui se retrouvent en tête à tête avec leur miroir.
Personne ne peut ressembler à cela …
… quand des enfants sont ensevelis
sous les décombres d’un tremblement de terre,
à l’autre bout du monde.
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