Après s’être bien défoulée, dégoulinante, le visage rougi par l’effort, le souffle normalise le cardio par un petit tour de paté de maison. Le sourire béa des endorphines accroché aux oreilles, je finis par 5 min de marche parmi mes concitoyens, en pleine rue commerçante.
Pourquoi les images ne sont-elles pas saisies
au bout de 40 min de course ?
Une quinca, plâtrée au fond de teint, me regarde de la tête au pied, dubitative et un brin méprisante.
Est-ce ma tenue, mon allure déneutrée ou la joie de vivre qui attire l’œil du badaud ? L’ensemble est probablement en cause. Mon prochain m’étonnera toujours ; je lui souhaite un bon thérapeute.
Depuis 6 mois, que j’ai repris la course à pied, un frisson caractéristique me ravit à chaque fois que je croise un regard entendu de runner ou un bonjour discret. Il suffit d’un souffle de vent concomitant et ma satisfaction est à son comble. La deuxième plus agréable prescription de connexion corps-esprit que je connaisse. 😉
Contre toute attente, une vieille dame m’adresse un regard de complicité.
La moindre petite différence interpelle donc toujours,
même si la course à pied est devenue incroyablement à la mode.
Les berges arlésiennes, désertes au levant, me manquent déjà !

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