Encore ces brouillons non publiés sur le moment, victimes d’une expression trop imparfaite ; mais qui cependant reflètent l’instantané d’un cheminement.
Lyon, 1er Octobre 2015
Étonnement, l’abandon de mon travail d’ingé, l’emménagement à Lyon, la naissance de Petit Biloba qui concourraient à un nouveau souffle de ma vie ont tout d’abord généré l’inverse de mes espoirs.
Je croyais me libérer d’un joug en m’offrant le loisir de découvrir mes vraies aspirations, de laisser vraiment cours à l’inspiration profonde qui m’animait. Je croyais faire fi du carcan de notre société pour me laisser le temps de trouver le sens que je désirais donner à mon existence.
Et c’est tout le contraire qui s’est produit, du moins les 3 premières années de notre vie à Lyon : je me suis isolée suite à une très précise déconvenue.
Alors que l’impulsion initiale était éclairée, un doute s’est insinué, un doute que j’ai refusé de considérer, qui s’est mué en souffrance quand il s’est vu lâchement méprisé, une pseudo-promesse injustement malmenée, un peu comme une blessure d’amour.

Un très vivace défaut d’estime de soi est alors remonté comme un ballon d’air passe des profondeurs de l’océan à la surface.
Comme beaucoup de gens, je pensais en être exempte pourtant des névroses (que je ne supposais même pas -par définition) sont remontées brouiller mon jugement. Alors en détresse, ma logique a en plus buté sur un petit enfant sur-sollicitant, comme né en colère.
Par peur de tomber, le premier réflexe a été de m’agripper aux fondamentaux de mon éducation. Inexorablement, comme un bon petit soldat le devoir en tête, j’ai commencé à parsemer un peu de rigidité et de colère dans ma vie, quitte à aller à l’encontre de mes plus belles et juste théories/découvertes. Notamment en terme d’éducation.
J’avais perdu confiance.
Pour nous en sortir, ce petit enfant et moi n’avions qu’une maladroite affection qui finira pourtant par nous sauver.
Tout ce temps, la piste naissante de l’altruisme se brouille aussi.
Noyée dans l’incompréhension et l’aveuglement de mes proches, quelle étincelle, quel réalisme, quelle compréhension, quelle évidence a heureusement permis au voile de se déchirer devant mes yeux ? Comme une fulgurance, j’ai saisi que de très particulières émotions incomprises dans l’enfance avaient coupé les ailes de mes envolées.
Heureusement, le cadre bienveillant et novateur choisi depuis Petit Ginkgo pour planter le décor de mes recherches psycho-éducatives familiales m’a rappelé à l’ordre, m’obligeant à observer mes propres comportements retors et surtout à en découvrir les causes.
Le plus extraordinaire est que sortie de ce terrible brouillard depuis près d’un an et demi, tout est finalement net et limpide comme si j’avais continué à évoluer malgré la purée de pois.
Des ressources insoupçonnées, voire une essentielle embardée !
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Je pense justement que c’est le fait d’avoir « patiné dans la choucroute » , au vu quand même de ta personnalité , qui a fait que tu as pu toucher du doigt les points sensibles qui te perturbaient, et donc trouver la solution « pour qu’ils ne soient plus douloureux » bravo.
Maintenant, en plus tu as des enfants qui ne sont plus des bébés (ils ont besoin de beaucoup, bien entendu) mais tu peux maintenant pouvoir chercher aussi à te faire plaisir là où tu en as besoin………. c’est nécessaire pour toi mais par ricochet bien autant pour les enfants comme pour le papa………….. »l’embardée » faite doit bien te le montrer…………..