Comme une vague qui se rend d’une épaule à l’autre …
… j’ai l’impression que quatre mains parcourent ma peau. Les fragrances suaves et délicieuses me transportent en escapade îlienne. N’opposant aucune résistance, je me laisse bercer par la houle du Lomi Lomi.
A la douce lumière vacillante des bougies, l’unité se restitue, les tensions m’abandonnent. Ni mains, ni avant-bras, ni pulpe des doigts mais une harmonie tantôt douce, tantôt vivifiante qui pétrit, caresse, apaise et soigne mon être. Le travail en profondeur sur les trapézoïdes me renforce et me transporte comme après une session de surf. La musique si légère souffle mes pensées les plus denses vers d’autres horizons.
L’insistance sculpte mon mollet avant de parcourir une zone plus sensible sous le pied. Allongée sur le roof, je succombe un peu plus au rythme de ce balancement inaltérable et enveloppant, comme un instant perdu en mer.
La fluidité de ce savoir-faire polynésien enivre mon corps et mon esprit.
De retour à la vie urbaine, la parenthèse se prolonge pourtant d’image en effluve, d’accord en harmonie dans ma sphère si inlassablement tempétueuse.
Janvier 2013

une parenthèse comme celle ci renouvelée régulièrement permet de faire le chat plus sereinement pour sortir de la chambre de Petit Biloba………..