France 5 diffusait hier un reportage de Marianne Kerfriden et Corentin Chrétien intitulé ‘Quand la pub avance masquée’. Par ici le replay.
Quand la pub avance masquée par Lywest
Le reportage n’aborde pas grand chose de nouveau quand on s’intéresse à la question mais il a l’avantage de signaler aux consommateurs le mépris que beaucoup de fabricants ont pour eux lorsqu’ils élaborent des méthodes d’une malhonnêteté intellectuelle déplorable (comme les auto-labels) pour induire le consommateur en erreur.
Autant d’énergie dévoyée pour faire acheter un produit coute que coute plutôt que de la canaliser pour améliorer le dit produit.
Le consommateur se retrouve donc dans une jungle lorsqu’il fait ses courses, détaillant les étiquettes pour tenter de passer au travers du cancer promis, améliorer les conditions de vie des humains qui triment derrière et tenter de préserver la planète.
J’aurais bien vu une conclusion proposant au consommateur de changer de filière d’approvisionnement, en privilégiant les productions locales, préférablement labellisées AB comme le proposent souvent les AMAP en ce qui concerne la nourriture.
Une conclusion qui ouvrirait une brèche sur le retour à un comportement d’achat de produits non ou peu transformés toujours pour l’alimentation.
Une conclusion où l’Etat ferait le tri chez les tricheurs et établirait sans influence lobbyiste de vrais moyens d’information sur les produits.
Le reportage a aussi l’avantage de pointer du doigt le pouvoir des consommateurs éclairés qui en décidant de bouder une marque ou un produit pour un autre produits plus sains, plus écologiques, plus éthiques a une réelle influence sur l’offre.
Une consommation éclairée peut devenir un levier d’action (depuis le temps que Capsicum le dit !).
Pour faire le tri, les auteurs présentent une agence de notation de produits crée fin 2012 après 5 ans de recherche et appelée Institut Noteo qui attribue des notes aux produits de consommation courante sur 4 domaines (Santé, Environnement, Social, Budget), grâce au travail d’experts dits indépendants.
Une application pour smartphone (pour une fois que Capsicum déplore de ne pas en avoir un ! ) est disponible gratuitement permettant d’obtenir ces notes en scannant le code-barre des produits.
A observer s’ils sont si indépendants et le restent.
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