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Parentalité Positive #5 /6 – Affirmer sa personnalité

Épuisée par cette tension, fatiguée de cette conventionalité, j’ai en partie renoncé à mes convictions et ai lâché les bons comportements du parent respectueux de ses enfants.

Le métier de parent est l’un des plus difficiles au monde car il demande de s’adapter continuellement et de remettre en question nos approches presque tous les mois car l’enfant est en perpétuelle évolution.

Ginkgo (10 ans et 5 mois), habituellement très mesuré et raisonnable, nous a gratifié de quelques sursauts ‘rebelles’ prémédités.

  • en profitant de notre absence pour sortir, sans prévenir, s’offrir un hand spinner.

  • en se cachant dans son lit, le soir, pour faire de la DS.

Rien que de très habituel, je vous l’accorde.

On pourrait même aller jusqu’à dire : « C’est un comportement normal de son âge. » Tout enfant s’est ainsi affranchi du pistage parental et moi la première.

Mon problème est qu’il ait besoin de nous dissimuler ses faits et gestes à 10 ans. Si on continue dans cette voie, que cela donnera-t-il à 15 ans ?

J’ai d’abord pris cela pour une défiance. Une façon de nous dire : « Vos règles m’emmerdent, je fais ce que je veux. Et puis, vous ne valez pas mieux que les autres. »

Ne voyant que partiellement le besoin implicite d’indépendance, notre réponse parentale a été dialogue, suivi de punition. Un peu plus de poigne en somme.

Or la punition ne garantit la paix que sur le moment (à très court terme) car très vite se profile un sentiment d’incompréhension, d’injustice suivie d’une forte volonté de tout mettre en œuvre pour ne pas se faire prendre la prochaine fois.

Comment faire évoluer quelqu’un en le faisant se sentir mal (punition) ?

D’autant que de cette façon, on n’explore aucunement les raisons profondes de ces comportements. Le malaise n’est pas résolu et les dérives se répètent.

La réaction inadaptée des parents amène les enfants à agir de plus en plus sournoisement.

Ce qui ne manqua pas de se reproduire.

Pourtant, il suffisait simplement de comprendre : « Lachez moi la grappe ! »

La punition va donc exactement dans le sens inverse des besoins naturels du gamin : devenir un être autonome et indépendant.

Lui supprimer la DS pour un temps donné revenait à lui dire : « Tu n’es pas capable de te gérer toi même. N’ais aucune initiative, dans tous les cas, je sais mieux que toi ce qui est bon pour toi. »

De quoi renforcer le sentiment que ses parents ne comprennent rien, qu’il ne peut avoir confiance en eux. Ginkgo finira par conclure qu’il vaut mieux continuer à cacher l’essentiel à ses parents … même s’il a un problème.

Depuis que j’attends que cet ‘enfant parfait’ exprime sa volonté propre, il serait souhaitable de l’écouter.

Et je ne parle pas de laxisme … Il y a des méthodes efficaces pour respecter les besoins des enfants tout en les contenant. Mais cela suppose une nouvelle posture, une posture juste de la part des parents.

A son âge, j’avais déjà ma propre réflexion construite et je savais globalement ce que je faisais. Alors pourquoi pas lui ?

Tout ceci identifié, comment apaiser ces situations ?

Et faire renaître la joie et la confiance au Phare !

A suivre

Published inAdolescenceAu fil des jours...DeveloppementLe ClanParentalité Positive & Pédagogie MontessoriVie de Famille

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