Un mercredi comme les autres. 45 min à tuer et une porte interdite.
Comme elle l’a souvent fait, sans y être invitée, Capsicum la pousse et découvre un auditorium habité par une conférence à propos de la jeunesse européenne.
Savoir que les Grecs souhaitent envoyer leurs jeunes à l’étranger pour qu’il découvrent des modes de pensée plus entreprenants et les ramènent au pays pour créer des emplois ; savoir que les éducateurs belges déplorent la façon dont sont perçus les jeunes par la société et s’efforcent par leur politique culturelle de faire progresser la prévention et la sécurité afin que les quartiers ne s’enflamment pas ; savoir que de moins en moins de jeunes européens viennent en Italie car ils se désintéressent d’un avenir dans un pays dont l’émigration est toujours importante et dont l’image s’est dégradée depuis plusieurs années maintenant.
Une porte sur la réalité – Lyon (09-11-2011)
Assise dans le noir, au fin fond de la salle, les écoutant chercher des solutions, l’évidence monte de plus en plus. Malgré leur dévotion, leur intérêt et leur fraîcheur, ils ne peuvent pas grand chose à cet instabilité sous-jacente dans toute l’Europe, dont la jeunesse n’est qu’une face du prisme.
Un peu comme un cataplasme sur une jambe de bois.
Ils ont au moins le mérite de vouloir changer les choses, même avec leurs moyens dérisoires. Un effrayant écho à l’actualité politico-financière de l’Europe …
Ce qui fait sourire, c’est que l’on est jeune entre 18 et 34 ans en Italie et que pour l’Estonie, ça se joue entre 7 et 27 ans !
Un détail déjà très culturel !

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