Ce matin, le ciel est du bleu laiteux des matins frais d’ici, incomparable au bleu puissant qui s’élevait au dessus de nos têtes au sortir de la Ger (ce que l’on nomme communément yourte, vocable russe).
04 Août 2009
Mongolie
Après 120 km de piste, le ciel s’est assombri, chahutés et mâchés, nous nous arrêtons auprès de ces 3 gers au milieu de l’aridité.

Forts d’un repas salvateur, les uns discutent sous une chaleur étouffante, les autres écrivent et j’observe l’équipe mongole prenant le frais dans la ger de droite en compagnie de la famille qui nous a accueillis.
– Tu veux entrer ? Je réponds d’un signe de tête et passe le seuil du pied droit comme il se doit.
Baata et Baata, les deux chauffeurs un peu bedonnants sont allongés au courant d’air du feutre relevé. Notre guide-interprète découpe un morceau de viande d’une bassine métallique remplie d’abats bouillis, qu’il me tend. La curiosité sera plus forte que l’appréhension visuelle et la surprise gustative positivement inattendue pour un délicieux boudin.
L’ambiance est détendue, les blagues et les histoires fusent. Même si je ne comprends qu’un mot de temps en temps, je profite de cette complicité des regards.
Ils tendent quelques bouteilles que cette femme d’une cinquantaine d’année remplit d’Aïrag (lait de jument fermenté). Elle bat le lait 3 ou 4 fois dans cette poche de cuir tendue, renfermant le liquide très prisé qui pétillera sur la langue …

Autant dire que la plupart des européens ont un peu de mal a vider le bol qu’immanquablement le maitre des lieux leur offre en guise de bienvenue.

Il est temps de repartir pour une petite rando de 3 heures.
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