Six nouvelles, publiées en Février 2009, d’un genre étonnant où l’étouffement de la situation, de la condition, de la destinée est surpassée ou non …
Pas de complaisance pour épargner les esprits sensibles, ces nouvelles content la rudesse de la réalité avec détails mais sans fioritures.
La notion de temps y est omniprésente, comme si la concentration sur un instant lui donnait une densité inattendue, une élasticité permettant de mieux percevoir les circonstances ou les sentiments.
Malgré la brièveté, l’écriture travaille le suspens en créant des crescendos …

Le chemin de la mer s’apparente à une parabole philosophique qui verrait craquer son personnage principal si celui-ci n’était pas un héros, au sens noble, un homme de conviction.
Une journée comme les autres porte toute l’ingéniosité, la persévérance, l’esprit d’équipe et enfin la compassion de jeunes enfants (notamment l’ainé), qui malgré tout finiront bien par atteindre leur but, un jour, le lecteur en a la certitude.
La mort d’Oscar Veneur décrit le cheminement intime d’un héros hors de l’action.
Ventilateur porte une ambiance à la Camus, où sous la pression de la chaleur, les objets semblent répondre à la fatalité.
L’heure glorieuse d’Eduardo Penablanca réconcilie les insignifiants avec les injustices de la vie.
Un homme devant un mur se joue du destin romanesque pour se rendre à la réalité statistique, nous offrant la balance espoir-désespoir, comme si nous-mêmes attendions l’aube.
Un genre qui sied très bien à l’auteur, Patrice Franceschi.
[…] Ce premier tourdumondiste en ULM de sept 1984 à mars 1987 est un étonnant voyageur, pilote, doctorant en philosophie, fondateur de l’ONG Solidarités, et écrivain aventurier prolifique. Son dernier livre vient de paraitre : Le chemin de la mer et autres nouvelles. […]