Lorsque la lumière s’est rallumée ce soir là au Festival Quai du Départ (Lyon) après le film ‘Semeuses de joie’ relatant les 4 mois de voyage en Inde de cette ingénieur en constructions hydrauliques et de ‘sa troupe’ de nonnes de Tungri (Zanskar), j’ai croisé le regard de ces femmes …
… puis leur chant/prière hypnotique m’a fait frissonné de bien-être.
Le film en lui même est un road trip en vitesse accélérée à travers les yeux de 11 nonnes à la vie habituellement très réglée. Caroline Riegel qui porte pendant ce voyage les casquettes d’organisatrice, réalisatrice, guide, traductrice, infirmière (etc) s’est fait un point d’honneur à prendre soin d’elles toutes.
L’affection entre elles est débordante.
Certes la joie et la compassion de ces nonnes m’ont émue autant que leur regard.
Mais tout le long de la projection de la version en VO, les raisons de ce voyage m’ont interpellée : Comment cette grande voyageuse ‘au fil de l’eau’ en est-elle venue à partager des liens aussi forts avec la nonnerie ? Pourquoi est-elle revenue ensuite 9 années de suite dans cette merveilleuse vallée perdue ? Qu’est-ce qui rend cette expérience si particulière pour s’investir à ce point ? etc
Caroline Riegel nous a confié quelques unes des réponses après la projection, tout comme elle le fait ici avec Pierre Bigorgne pour le magazine Grands Reportages.
Caroline Riegel et les semeuses de joie par GrandsReportages
Voilà une expérience qui me conforte dans ma pratique du voyage lent, celui qui offre suffisamment de temps aux endroits qui interpellent afin de nouer les liens qui portent à la joie et à l’ouverture d’esprit.
Une femme qui va jusqu’au bout du rêve, aussi épuisant soit-il.
Avant le passage du reportage sur France 5 début 2016, vous pourrez peut-être voir la Projection à Paris (13ème), 11 boulevard du Port-Royal.
Caroline Riegel a aussi créé l’association Thigspa (goutte d’eau) pour venir en aide à la nonnerie.
Aujourd’hui, c’est une école qu’elle cherche à financer.

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