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Patrice Franceschi – Avec ou sans filtre

Un jour ou plutôt deux, sur une péniche, j’ai croisé cet homme que je connaissais sans connaitre.

Le réel a bousculé les livres, les interviews, les articles de presse et les récits vidéo d’expédition.

Malgré toute l’admiration que j’ai pour ses accomplissements et ses écrits, l’homme m’a paru difficilement accessible pour qui ne suinte plus pas le risque, n’apporte pas les preuves flagrantes de sa résistance volontaire et ne vit pas l’aventure sur le terrain de l’ailleurs.

Même si votre Capsicum aventure sa vie au quotidien, son apparence de nos jours est bien trop celle d’une mère au foyer, pour attirer l’attention. J’ai largement préféré la compagnie de sa formidable compagne.

Même si je ne partage plus depuis des mois les passionnantes actualités de l’homme engagé (ses pages Facebook le font maintenant très bien), il m’est resté une fidélité sans faille à de nombreux principes que l’aventurier-écrivain aime à partager depuis tant d’années :

« Sortir de la vie, meilleur qu’on y est rentré. »

« Avoir un pied dehors et un pied dedans les systèmes. Si on veut vivre libre, il ne faut pas rentrer dans les systèmes. Si on est totalement hors des systèmes, cette liberté on ne peut pas l’exprimer autant qu’on le veut. Donc c’est une adéquation, une façon de vivre un peu en marge. »

« A partir de rien, il est possible de tout vivre. Quand on a rien, on peut tout risquer et réinventer sa vie tous les jours. C’est un grand piège que de vouloir posséder d’un point de vue matériel. Ce qu’il faut posséder ce sont les actes que l’on fait. Car nous ne sommes au final que la somme de nos actes. »

« La nécessité de l’engagement. A un moment donné, on ne peut pas se contenter d’être un simple observateur, un simple témoin ou un simple passager de la vie qui passe. (…) Un engagement, il est ou il n’est pas. Il n’est pas à moitié. »

« Rien de ce qui est humain ne doit nous être étranger. »

« La liberté est vraiment, dans le secret du bonheur, l’adéquation permanente et constante entre ce que l’on pense et ce que l’on fait. »

« Sortir de l’étroitesse des possibles de la condition humaine. Qu’est-ce qui fait la nature humaine par rapport à la nature animale ? Notre raison, l’exercice de notre liberté et le fait que nous sommes la sommes de nos actes. L’interrogation pour arriver à tout cela est essentielle. Il ne faut pas traverser la vie comme un passager sans apprendre et sans comprendre. »

« La fécondité d’une vie, c’est la question que tout le monde devrait se poser. Au fond, qu’est-ce que je fait là, sur terre, pendant un laps de temps assez court et je n’ai pas le droit de perdre ce temps. D’en faire quelque chose est très important. »

« L’aventure nous sert à une découverte du monde, de soi-même, des autres, de répondre aux questions essentielles de la vie. (…) Il faut que chaque expérience soit transformée en conscience. »

« L’aventure c’est s’exposer. Le tourisme, c’est se protéger. »

A propos des smartphones : « C’est une conspiration contre la vie intérieure. C’est quelque chose de très précieux qu’il faut garder. C’est quelque chose de très précieux. »

Des citations extraites de l’émission Avec ou sans filtre, diffusée hier (11 juin 2017) sur France 3 Corse ViaStella. Retrouvez pendant 26min Patrice Franceschi s’attardant  sur les photos de sa vie.

C’est amusant de redécouvrir, les paroles que je connais par cœur, le même jour où à 3h ce matin, j’ai envoyé un CV et une lettre de motivation.

S’ils ne font pas mouche, c’est que mon projet n’est pas encore viable.

Alors je reprendrai mon sac à dos poussiéreux et je chercherai concrètement à ME RENDRE UTILE sur le terrain, à corps perdu dans le voyage incertain et borderline.

Cette vie trop rangée m’étouffe à petit feu.
J’ai besoin de grandir en donnant l’exemple à mes enfants.

« N’aspire pas à l’existence éternelle mais épuise le champ du possible. »

Pindare

Et voilà que je poursuis mes rattrapages avec La Grande Librairie du 11 mai 2017.

L’émission aborde expressément le thème des choix de vie, en rassemblant Sylvain Tesson, Fred Vargas, Patrice Franceschi et Laetitia Colombani (à partir de 33min).

Ils parlent tellement mieux que moi de ce qui m’anime intérieurement, même si « voyager c’est croire que la distance apportera de la profondeur » d’après Sylvain Tesson.

Stoïcienne ou Epicurienne ?

Published inAir du TempsAu fil des jours...AventureCitationEsprit d'AventurePenser global, agir local !Se DefinirSimplicité Volontaire & Sobriété HeureuseThéorieVoyages

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