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Entreprendre

‘Projet PP’ – Episode 2

Il y a des moments où partir construire ailleurs me manque tellement.

Ce besoin cyclique de l’ailleurs est toujours présent mais il m’est de plus en plus difficile de l’assouvir.

Pour plusieurs raisons :

1/ L’aspect financier. Voilà quelques années que je ne touche plus aucun revenu. C’est un choix que j’ai fait avec Monsieur afin de rester présente auprès de notre dernier fils Biloba (5 ans et 4 mois) qui depuis qu’il est né a des besoins très intenses. Et en voyant sa belle évolution, je me dis que ça en valait la peine.

Cependant je ne peux pas encore me rendre complétement disponible à mon parcours professionnel, donc les caisses commencent à être bien vides au quotidien. Alors penser à voyager …

2/ L’inertie familiale. Finalement, à 24 ans, il était facile de décider seule de m’installer à Melbourne. Le couple en a été bien sûr mis à l’épreuve mais finalement comparé à bien d’autres, nous sommes encore ensemble.

La famille avec 2 enfants est une autre paire de manche en matière d’installation à l’étranger. Or même si beaucoup de gens me disent que les enfants n’ont pas à décider de l’expatriation, je sais combien le déracinement peut avoir un impact fort, surtout pour Ginkgo (10 ans et 9 mois).

Je dépasserais cette difficulté si nous étions deux à porter un projet commun. Or pour le moment, pour une seule locomotive … c’est compliqué de sécuriser les peurs de chacun.

3/ Une autre action de poids : l’entreprenariat. Car pour répondre à mes besoins de contribuer à la société, de partager les découvertes que je fais depuis 20 ans et aussi d’être plus libre de mon calendrier et de mes horaires, j’ai décidé de travailler à mon compte. Ça mobilise beaucoup !

4/ Avant d’obtenir mon numéro de Siret, cette année est consacrée à parfaire mes compétences. Je suis donc pour le moment liée par un diplôme universitaire et 2 formations complémentaires. Ce qui laisse bien peu de temps à la rêverie et au voyage.

Malgré tout, j’ai espoir d’inventer une nouvelle façon de travailler :

La mienne. Etre ceci le matin et cet autre l’après-midi, en plein en France et en délié à l’étranger.

Je crois avoir compris toutes ces fausses contraintes que l’on s’applique par habitude ou par éducation. Mais il ne suffit pas de les comprendre, il s’agit maintenant d’être assez forte pour les dépasser.

Alors j’essaie de ne pas me projeter, de ne pas trop théoriser. Je m’en remets à l’action.

Et qui sait ?

Peut-être qu’ensuite j’aurai assez confiance pour me lancer en dehors de l’hexagone.

Published inAu fil des jours...Eprouver l'idéeItinérance

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