Vous le savez, Capsicum n’est pas du genre à chérir des illusions et pourtant quelque chose vient de se briser irrémédiablement.
Même si le retour opportun de son psychopathe de frère sent la manipulation à plein nez, Capsicum était heureuse de voir ses parents retrouver leurs petits enfants, après 7 années de blackout.
La fratrie de Capsicum
Cependant contre toute attente, les victimes d’hier se mettent à raisonner en bourreau, applaudissant aux méthodes dégueulasses de leur salopard de fils, méthodes dont ils ont pourtant été eux-mêmes les victimes éplorées, pendant bien longtemps.
Ils oublient juste que s’ils déplaisent encore, leur psychopathe de fils ne manquera pas de les punir à nouveau.
Vous ajoutez à cela un mépris complet des humbles volontés de l’idiote qui les a soutenu durant la douloureuse épreuve.
C’est bien connu, ‘les gentils’ peuvent bien faire l’effort de passer au delà de leurs états d’âme pour le bien collectif.
Vous obtenez alors des parents qui viennent de perdre une quantité impressionnante de points d’estime.
Moralité, on ne respecte jamais ces ‘cons de gentils’ !
Il est préférable d’être un bel enfoiré qui inflige le pire sans vergogne et reparaît la bouche en cœur, sans avoir à fournir aucune excuse.
Décidément, la parabole du fils prodigue est loin d’être désuète.
Elle laisse même de sacrées traces.
Du coup Capsicum commence à se poser des questions sur son ascendance. Pourvu que la génétique ne soit pas une science exacte !

Toute cette histoire a été très dure pour ces parents et le temps passant, ils ne veulent vivre que le positif.
Soutenus par la petite dernière, les épaulant dans leur douleur, ils ne comprennent pas que maintenant, je me désolidarise de leur jugement.
Plus je dirai quelque chose et plus mes sentiments passeront pour de la jalousie. Pourtant ce n’en est rien.
Tu as raison Sitelle, je ne peux rien faire qui ne se retourne contre moi. Je jette l’éponge. Qu’ils en profitent le temps que ça durera.
Mais je ne veux plus rien savoir. Qu’ils ne comptent pas sur moi lorsque cela tournera au vinaigre.
En effet Bulle, je suis préoccupée par la fratrie que nous sommes en train de construire. L’entente complice est une illusion de parent. Nous nous efforcerons de faire le moins d’erreur possible pour ne pas en arriver là.
Il faut te faire une raison, on choisit ses amis, mais on ne choisit pas sa famille; on fait avec…héla!
que c’est triste quand on connait la fragilité du bonheur de la vie de voir que c’est celui qui ne pose pas de problème qui trinque, ce qui ne fait que renforcer cette rancœur.
Toi qui est maintenant maman de deux petits, je pense bien que l’un de tes voeux les plus chers est bien qu’ils s’entendent bien toute leur vie!!!
quel dommage
Je peux comprendre qu’ils ménagent les susceptibilités de ce fils fraichement retrouvé, de peur qu’il fuit à nouveau ; même s’ils y perdront plus qu’ils n’y gagneront.
Cependant, ils peuvent pardonner sans s’aplatir comme une crêpe ou flagorner outrageusement, voire se réjouir du mal qu’il inflige au camp adverse (et à ses propres enfants au passage).
Mais ce que j’ai du mal à avaler, c’est que la mienne de susceptibilité est si peu considérée qu’elle passe largement après tout le reste et ce malgré les bons et loyaux services. Ils ont des progrès à faire en psychologie fraternelle. 😉
D’autre part, ils ne veulent surtout pas entendre de ma bouche qu’ils sont sur le fil du rasoir. Ce gars n’est pas revenu pour leurs beaux yeux mais parce qu’il a besoin de ses parents pour des questions d’intendance.
Pourtant, ils préfèrent le déni, en imposant l’illusion de la famille parfaite, enfin réunie.
Qu’ils se passent donc de moi pour cette mascarade.
tu peux complètement te demander à quoi sert la gentillesse et la loyauté, mais il est parfois difficile de juger le pardon trop aveugle des parents pour le comportement de leurs enfants.
Même si ça parait complètement injuste, ils ne sont sans doute pas prêt à affronter le ou les problèmes au risque de nouveau de provoquer un clash………