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Le retour du TDMF* – Open-Villages

C’est un peu l’Arlésienne …

… mais le projet de ‘Tour du Monde en Famille’ m’a toujours transporté.

Formidable moyen de transmettre aux enfants :

* le gout de l’extraction de leur zone de confort,
* l’ouverture d’esprit qui  affute l’analyse critique et génère des idées divergentes,
* l’émerveillement face aux joyaux de la planète, indispensable pour une prise de conscience visant à protéger ce monde plutôt que de l’exploiter à outrance,
* le bonheur de faire des rencontres hors de notre réseau naturel. De quoi apprendre plus que sur les bancs de l’école.

Le tout menant à une meilleure capacité à s’ENGAGER pour les projets ou les causes qui tiennent vraiment à cœur.

around the world

Mais cette gesticulation voyageuse (de plus en plus à la mode) qui consiste à jouer à saute mouton de pays en pays et de continent en continent ne me paraissait pas combler cette faim de rencontres, à profonds liens.

Ce type de voyage ne présente aucun intérêt, si c’est simplement pour collectionner de belles images à exhiber en disant « Nous y sommes allés et nous avons croisé ceci et vu cela ! ».

« Le tour du monde pour le tour du monde en famille ne me parait plus avoir de sens. Voir, parcourir, rencontrer durant une année ou plus, n’a de moteur éphémère qu’un certain égoïsme. En se frottant à la réalité des autres, la notion de décence se fait sentir.

Quel est notre contribution au bouleversement de leur équilibre, en nous pavanant sur les chemins du monde, en tant que touriste … même si beaucoup se refusent à être vu comme tel ? »

L’appel de l’horizon …, 21 mai 2012

En septembre 2011, j’avais abandonné l’idée d’un traditionnel tour de la planète, en bateau ou à quatre roues :

‘Le Tour du Monde en Famille’ n’aura pas lieu ! 

Évidemment, le slow travel a germé naturellement.

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C’est ainsi que j’écrivais sur le blog, il y a presque 4 ans :

« L’idée est de s’installer à un endroit de la planète avec un petit rayon d’action, suffisamment longtemps pour comprendre les tenants et les aboutissants de la vie des autochtones. L’idée est de se faire adopter, de partager les joies et les peines, les contraintes et les bienfaits des gens du coin, en évitant d’être un simple spectateur …

L’idée est de s’impliquer sans perturber ! »

Le Tour du Monde en Famille’ n’aura pas lieu !, 7 septembre 2011

Le projet tendait peu à peu vers deux options possibles :

1 – « Mettre la vie usuelle de coté, au pire tous les deux-trois ans pour vivre ces riches moments hors du cadre, en un lieu et un seul, quelques mois durant, les partageant avec ceux (enfants, conjoint, amis) qui seront libres de suivre au moment choisi. »

2 – Restreindre géographiquement les tribulations sur une période données (une année, voire plus). Quitte à choisir pourquoi ne pas aller jusqu’au bout du rêve. C’est ainsi que la Polynésie s’est imposée à ma réflexion pour une escapade à la voile : Silence, ça rêve sérieusement

Tuamotu-Islands

Les Tuamotu, Polynésie

Mais voilà, la première option (idée confirmée une fois de plus par notre récent voyage au Vietnam) expose à l’abandon du projet sur le long cours (par paresse ou simple engoncement dans le confort) et ne marque pas assez la césure. Pour la deuxième option, en plus de requérir un gros investissement, elle retombe dans les travers de la gesticulation voyageuse, même lente.

La solution était proche, mais j’avais beau retourner ce désir dévorant dans tous les sens, aucun trésor de persuasion ne saurait vendre en interne un projet qui ne me convainquait pas encore à 100%  !

C’est à plus de 1000 km du Phare, que la famille Benabadji a trouvé la solution !

Monsieur et Madame Benabadji, la cinquantaine entreprenante prévoient de partir le 1er septembre prochain (2015) autour du monde, avec leurs cinq enfants de 24 à 10 ans, pour apprendre de ceux qui ont trouvé des solutions.

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La famille Benabadji

Porteurs du projet ‘Open-Villages’, leur objet est de « créer un réseau d’échange réunissant des villages qui veulent partager des projets, des idées, des bonnes pratiques notamment autour des thèmes de la santé, de l’éducation, des activités économiques, de l’usage des nouvelles technologies, … « 

Open, comme open sources …

Pour cela, ils ont prévu de partir vivre, pendant 1 mois, la vie des habitants de 12 villages à travers le monde « qui ont fait le choix de l’autonomie et du développement durable. »

Pourquoi ce fou projet ?

« Chacun des membres de la famille souhaite apporter sa pierre à l’édifice et montrer que le « métro, boulot, dodo » n’est pas une fatalité, qu’il est possible de trouver du bonheur dans la simplicité. »

Par ce voyage, Ahmed, Karine, Oriane, Solen, Yanis, Ilyan et Nayla ont donc décidé d’encourager l’apprentissage et l’autonomie ainsi que les échanges entre des gens du monde entier de pays, cultures et milieux différents.

C’est un article qui a d’abord attiré mon attention par un discours qui vous est familier, si vous suivez le blog de Capsicum :

« Le développement de nos économies de plus en plus techniciennes s’est payé d’une telle spécialisation des compétences, et donc d’une perte des savoir-faire essentiels, que nous ne savons plus nous nourrir, nous soigner ou construire nos maisons seuls. (…)

Nous logerons sur place et participerons aux activités quotidiennes des villageois pour apprendre ces savoir faire et retrouver ces réflexes solidaires qui nous font tant défaut dans nos sociétés modernes. (…)

Nous sommes convaincus que le monde de demain ne pourra plus fonctionner comme celui qui nous ouvrait les bras il y a 25 ans au sortir de nos études en grande école de commerce.

Or, partout dans le monde, des sociétés humaines prouvent qu’il est possible de vivre autrement. Ces communautés privilégient leur autonomie alimentaire, essaient de vivre en harmonie avec leur écosystème, protègent leur culture et leurs traditions, restent solidaires avec les plus faibles d’entre eux et ouvertes sur le reste du monde sans renoncer à la science et aux nouvelles technologies.

C’est cette conviction qu’il est possible de changer sans renoncer à la modernité que nous voulons partager en partant à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui, sur 4 continents (Afrique, Asie, Océanie, Amérique du Sud) ont su trouver des solutions originales aux problèmes et aux défis qu’ils ont rencontrés. »

« À 50 ans, avec nos cinq enfants, nous quittons tout pour repartir à l’école »,
www.wedemain.fr, 3 aout 2015

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La famille Benabadji

Et puis les motivations de leurs grands enfants achèvent de conforter mes réflexions.

Après une école de commerce et une première expérience du monde de l’entreprise, basée à paris, je me rends compte que ce n’est pas la vie à laquelle j’aspire. Paris c’est sympa mais c’est gris, les grosses entreprises ce n’est pas pour moi, et je me retrouve aujourd’hui avec un point d’interrogation sur mon avenir à peu près aussi gros qu’après le bac. Quand mes parents ont proposé de partir tous ensemble un an pour voir « autre chose » j’ai directement adhéré au projet. La première raison est que j’avais besoin d’apporter un peu de sens à mon quotidien, me reconnecter à un peu plus de simplicité. La deuxième raison est un peu plus primaire : j’ai quitté la maison familiale il y a 10 ans et bien que très proches par le cœur nous sommes aussi tous éparpillés aux quatre coins du monde. Maroc, France, Mexique, Australie,… Je n’ai jamais vécu avec Ilyan et Nayla et ce petit joker d’un an avec mes frères et sœurs est une occasion en or. Je pars donc pour apprendre à connaitre une autre partie de moi-même mais aussi une autre partie d’eux. Je n’ai aucune idée de ce qui m’attend… et qu’est-ce que ça fait du bien !

Oriane, 24 ans

J’ai déjà fait 2 ans de voyage. J’ai passé avec succès la première phase de ma formation qui consiste à découvrir son « autre moi », devenir adaptable et ouvert d’esprit, apprécier les « vraies » bonnes choses de la vie, celles qui rendent heureux. J’ai appris à supporter les semaines de travail surchargées pour gagner sa croûte pendant un an et demi en Australie, et j’ai appris à vivre et exercer mes passions, à être curieux des autres cultures et à vivre de peu durant 4 mois passés en Amérique du Sud. Aujourd’hui que je sais tout ça, je veux continuer de découvrir et apprendre mais je veux être encore plus actif : je veux construire des projets, m’améliorer dans mes passions, échanger des idées et des savoir-faire…
Etant musicien, j’ai pour ambition de terminer ce tour du monde avec un album.

Solen, 21 ans

Le projet « Open-Village » leur est propre, les considérations de cette famille sont belles et ils se bougent les fesses. En bon observateur, leur voyage m’intéresse donc énormément.

Loin de moi l’idée de jouer les copy-cats.

Tout d’abord parce qu’il faut trouver la propre motivation de notre départ, le sens qui touchera vraiment la famille. Ensuite 6 villages à raison de 2 mois par pays me siérait vraiment mieux. Slow Travel oblige.

J’suis timide … 😉 et Ginkgo a besoin de temps face au changement.

En tout cas, cela abolit la question du véhicule (voilier ou 4×4?) : un billet TDM et des transports locaux rayonnant autour des fameux villages suffiront.

Vous ai-je dit que j’avais débuté l’apprentissage de l’espagnol ?

Gardez ça pour vous …
… mais une fois que les enfants auront vécu cette belle expérience, ils seront beaucoup moins farouches à s’imaginer sur un voilier en Polynésie. Le van, lui, pourra se contenter de la retraite d’Ange et moi pour parcourir le monde.

*TDMF = Tour du Monde en Famille

******************

Ancien Facebook : Nun – Open Village
Nouveau Facebook : Open-Villages

Le blog open-village.org n’est pas encore fonctionnel mais ce ne saurait tarder.

Pour les blogs qui fonctionnent :
Celui d’Ahmed : Projet Open-Village
Celui de Solen : Notre tour du monde en famille

Published inAu fil des jours...Projet : Slow Travel en FamilleSimplicité Volontaire & Sobriété Heureuse

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