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Théorie du progrès …

La préoccupation des familles et notamment de celles qui vivent pauvrement dans des campagnes mongoles reculées, aux confins de l’Himalaya ou de la Sibérie (Cf. Je pense à eux) est que leurs enfants puissent faire des études, quitte à ne les voir qu’une fois par an.
Ils pensent qu’étudier épargnera, à leur progéniture, une vie pénible et rendra leur vie plus heureuse.

Même si ce désir d’améliorer leurs conditions de vie est compréhensible et naturel, ce postulat ne me parait que partiellement juste et source d’effets secondaires importants :

* Tout d’abord, faire des études éloigne les enfants de leur cercle familiale et tend à limiter la transmission des valeurs, de la culture spécifique des peuples, des savoirs faire en rapport avec leur géographie, des traditions ancestrales, des langues et des croyances.
La diversité culturelle meurt, car une fois les études terminées, les enfants ne reviennent pas vivre dans l’inconfort de leurs parents, ayant découvert un autre mode de vie. C’est l’uniformisation.

* Ensuite vivre à la ville apporte plus de facilités au quotidien, si l’on a suffisamment d’argent pour se les payer …
Or les services de base ne sont pas gratuits (chauffage, nourriture, eau, transport, etc). La qualité de vie s’en trouve modifiée (petits espaces de vie, risque de chômage, perte de solidarité, solitude) avec en exergue un sentiment général de perte de liberté, d’absurdité ou de dérive. La délinquance s’en voit renforcée.

Ainsi, les parents se saignent pour payer des études à leurs enfants, pour leur offrir une chance d’avoir une vie meilleure, plus facile, mais l’existence de ces enfants, ou de ces petits enfants perd du sens, de l’épaisseur …
Être bien habillé et instruit ne rend pas forcément plus heureux.
J’ai rencontré des enfants terriblement souriants, curieux, motivés, dégourdis qui contrastent drôlement avec d’autres que je connais, blasés de toute chose, capricieux, paresseux et dépendants en tout genre.

Voilà exactement le mécanisme qui s’est emballé en Occident depuis 100 ans et qui a atteint les limites du concept, de nombreuses générations plus tard. Résultat au 21ème siècle : Un malaise général d’existences plus ou moins vides de sens, un individualisme à outrance, une jeunesse qui se sent abandonnée, un assistanat forcené et le règne de la société de consommation qui stérilise ou empoisonne la planète.

L’homme rêve toujours de voir plus loin et d’obtenir ce qu’il n’a pas
… mais il risque d’y perdre les générations suivantes.

Devons nous les prévenir, eux qui ont aussi droit à un peu plus de confort ?

Société de Consommation

Published inAir du TempsMongolieSociété de ConsommationThéorie

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