… comme chaque année quand Roland Garros pointe son nez.
Dernier cours de natation, réunion de rentrée 2013-2014 à l’école, projets de vacances, etc. Ça file encore plus vite avec deux enfants.
Stop !
Je le regarde faire voler son aigle Légo. Il tourne autour de la table et amorce un atterrissage. Les traits de l’enfant sont fins, ses yeux clairs, comme il grand !
Voilà plus de deux ans que nous avons posé nos cartons au Phare. Petit Ginkgo n’a plus grand chose à voir avec l’enfant de 4 ans qu’il était en arrivant. C’est aussi ce changement d’environnement qui a contribué à le propulser vers une autre étape, au delà de son paradis perdu : le plat pays, sa nounou et sa maitresse adorées, l’appart du 8ème.
Aujourd’hui, voilà un vrai petit mec, un pied hors de l’espace de spontanéité, tantôt pour ne pas faire de peine quand un cadeau ne lui plait guère, tantôt présentant les choses à l’avantage de son interlocuteur pour arriver à ses fins. Je regrette un peu la franchise à tout casser de ses plus jeunes années mais que voulez-vous, maitriser les codes d’une société en donne la clef … Il approche de l’âge de raison.
Il était impatient, impatient d’avoir 6 ans, impatient de perdre sa première dent, impatient d’entrer en CP. Quelle incroyable volonté d’être toujours plus grand quand on sait qu’après le temps passe toujours trop vite !
Bien installé dans cette vie lyonnaise, il ne la troquerait pour rien au monde, pas même pour un voyage en famille vers l’ailleurs …
Cette année fût celle de l’éclosion comme le soulignait sa maitresse qui voit Petit Ginkgo toujours affamé de connaissances et de nouvelles compétences. Il évolue à l’école comme un poisson dans l’eau, s’intéressant à tous les domaines et se fixant lui même ses objectifs personnels. Pas peu fier d’être parmi ceux qui lisent ou abordent la multiplication (oui, moi aussi j’étais étonnée !)
Les copains prennent aussi une grande place dans sa vie, entre jeux de bagarre et conneries complices, il est complètement à l’aise au milieu des siens. Comment vais-je lui annoncer que la plupart de ses copains ne seront pas dans sa classe l’année prochaine ?? Certes, il y aura toujours la cantine et peut-être les récré, mais …
Oh, Petit Ginkgo de mon cœur qui peut tout aussi bien tartiner lui-même ses cracottes de beurre que soudainement m’extorquer un câlin, prendre l’initiative de sortir son frère du lit qu’avoir besoin de ses doudous quand il est fatigué. Il semble bien dans ses baskets. Surtout reste un p’tit gars sympathique.
« J’ai oublié », « Je n’avais pas entendu » quand il s’agit de hâter le pas pour se mettre en pyjama ou se brosser les dents mais l’histoire du soir ne peut absolument pas en pâtir.
L’enfant qui autrefois éclatait en colères impressionnantes et mémorables exprime petit à petit ses sentiments, les apprivoise, surmonte ses appréhensions. Ses silences m’inquiètent parfois …
Globalement il gère. Il gère son temps d’écrans, les jouets qu’il apporte à l’école (même si c’est interdit), ses apprentissages et les sports qu’il veut faire. Il gère, pose des questions, bavarde, invente, est ingénieux et autonome.
Je suis en admiration.
Quelle année !

ce qui est « énorme », c’est qu’à 6ans c’est toute
la petite enfance qui se termine…………avec
un autre chemin qui commence………
Merci pour lui, Bulle, même s’il est flou !
6 ans, c’est si peu et tellement à la fois.
c’est vrai qu’en grandissant, ils prennent une certaine retenue, effectivement en accord avec
les règles de « bonne conduite »,et ça, c’est dommage ,mais c’est émouvant de les voir devenir
« des petits hommes » ce qui n’empêche en rien le besoin de calins. C’est l’amour et l’affection qu’ils reçoivent petits qui leur permettront adultes, d’exprimer leurs sentiments………
Qu’il est beau cet enfant, et il a des yeux qui feront des ravages dans quelques années!!!!!!!!!